Les ressortissants du Mercosur auront besoin d’un visa pour entrer dans l’espace Schengen

Les ressortissants du Mercosur auront besoin d’un visa pour entrer dans l’espace Schengen

Vendredi 3 juin 2022 – 09:23 UTC



Le visa ETIAS sera exigé même pour les escales

Les ressortissants de 15 pays d’Amérique latine – y compris tous les membres du Mercosur – et de 60 pays dans le monde devront demander un visa ETIAS (European Travel Information and Authorization System) pour voyager vers ou via les 26 territoires de l’espace dit Schengen, effective en 2023.

Le document sera requis pour les ressortissants étrangers pour entrer en Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque et Suède, en plus de l’Islande non Schengen, du Liechtenstein, de la Norvège et de la Suisse, ainsi que de Monaco, de Saint-Marin et du Vatican.

La procédure de visa ETIAS est entièrement en ligne. Les candidats auront besoin d’un passeport valide, d’une carte de débit ou de crédit pour payer les frais de dossier de 7 euros (qui ne s’appliquent pas aux personnes de moins de 18 ans), d’un casier judiciaire (ou de son absence) et d’une adresse e-mail. Les visas ETIAS seront valables 3 ans mais seront annulés si le passeport du demandeur expire avant, selon la première éventualité.

Les voyageurs devront également indiquer où ils séjourneront et répondre aux questions concernant les risques pour la santé publique, entre autres.

ETIAS permettra aux autorités de faire une présélection des personnes qui peuvent ou non entrer sur le continent avant leur arrivée dans l’un des pays membres. Le système ETIAS est une mesure de contrôle et de prévention des risques pour les voyageurs souhaitant entrer dans l’espace Schengen. À cette fin, les voyageurs seront surveillés et leurs données seront comparées aux bases de données d’Europol et d’Interpol afin d’éviter de futures menaces.

Les demandes seront traitées en ligne. Les personnes approuvées seront autorisées à rester jusqu’à 90 jours à leur destination.

L’exigence ETIAS a été approuvée en juillet dernier par le Parlement européen alors que les pays Schengen ont aboli les contrôles aux frontières intérieures. Certains pays de l’Union européenne tels que la Croatie, Chypre, la Roumanie, la Bulgarie et l’Irlande ne font pas partie de l’accord et ont d’autres exigences en matière de visa.

Pour obtenir le permis, le demandeur, qui doit avoir un passeport valide, une adresse e-mail et une carte de débit ou de crédit, devra remplir certaines informations personnelles, notamment sa formation, sa profession, ses antécédents médicaux et s’il a tous les membres de la famille en Europe, le premier pays de l’UE qu’ils envisagent de visiter, et un questionnaire de sécurité. Dans le cas de mineurs, le tuteur légal doit être responsable de la demande d’autorisation de voyage. Les données incluses dans la demande seront recoupées avec les bases de données de l’Union européenne (Europol), de l’espace Schengen (système d’information Schengen (SIS), du système d’information sur les visas (VIS) et d’Interpol.

Les autorités estiment qu’environ 95% des candidats peuvent s’attendre à une approbation automatique qui leur sera envoyée par e-mail en quelques minutes. Sur les 5 % restants, 3 à 4 % seront approuvés après un processus plus exhaustif et 1 % seront rejetés. En cas de doute, les demandes seront traitées manuellement et peuvent prendre entre 96 heures et un maximum de 2 semaines pour parvenir à une décision.

Le permis de voyage ETIAS ne remplace en aucun cas le visa requis pour ceux qui souhaitent vivre, travailler, étudier ou séjourner pour des périodes supérieures à 90 jours en Europe, qui doivent demander le visa correspondant au consulat ou à l’ambassade du pays de destination.

Le nouveau règlement, qui établit des contrôles supplémentaires pour les citoyens de près de 60 pays qui n’ont pas besoin de visa, dont les États-Unis, a été approuvé par le Parlement européen avec 494 voix pour, 115 contre et 30 abstentions.