Les Forces armées nationales du Venezuela (FANB) ont commencé les travaux d’adaptation et de construction d’une école, d’une clinique externe et d’un terrain d’entraînement sur l’île d’Anacoco, près de la « ligne de fait » avec la Guyane, a annoncé le commandant Elio Estrada. Samedi de la Garde Nationale Bolivarienne.
Cette action fait suite à une vidéo diffusée la semaine dernière dans laquelle on voit le président guyanais, Irfaan Ali, brandir un drapeau de son pays sur une montagne de la chaîne de montagnes Pacaraima, très proche de la frontière de facto avec Essequibo, un territoire que les deux pays considérez le leur.
« Depuis la ligne de fait de la République de Guyane, nous commençons les travaux d’adaptation et de construction d’une école, d’une clinique externe et d’un terrain de formation, dans le cadre de la promotion et de l’accompagnement de l’Opération Roraima 2023, garantissant ainsi le développement global et le présence de notre FANB sur le territoire d’Essequibo. « Nous continuons d’avancer avec un engagement maximum ! », a écrit Estrada sur le réseau social X.
La semaine dernière, le vice-président du Guyana, Bharrat Jagdeo, a évoqué la possibilité d’installer des étrangers dans ce pays et a annoncé l’arrivée cette semaine de responsables du département de sécurité des États-Unis, en pleine stratégie de défense de son territoire.
Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino, a accusé le gouvernement guyanais de provocation.
« Ce n’est pas une guerre armée pour l’instant, ce n’est pas une guerre armée (…) provoquant et disant aussi qu’il appelle le Commandement Sud à régler cette polémique, avec ces styles et ces formes de beauté de quartier on ne va pas « Cette affaire, ce différend, n’est pas comme ça, dis-je au président de la République populaire coopérative de Guyane, appeler le Commandement Sud à établir une base sur ce territoire n’est pas comme ça », a insisté vendredi Padrino López.
Le gouvernement du Venezuela organise un référendum consultatif le 3 décembre au cours duquel, entre autres questions, il approuve l’annexion de la Guyane Esequiba, un territoire contesté d’environ 160 000 kilomètres carrés, en tant qu’État et son incorporation sur la carte du territoire vénézuélien.
Depuis plus de 100 ans, le Venezuela et la Guyane se disputent l’Essequibo, un territoire riche en ressources naturelles. Le conflit s’est récemment intensifié après que le Guyana ait lancé des appels d’offres pétroliers dans des zones en attente de délimitation.
La Cour internationale de Justice (CIJ) s’est déclarée « compétente » pour examiner le différend frontalier, auquel s’est opposé le Venezuela, qui considère l’accord de Genève de 1966 comme le « mécanisme idéal » pour résoudre le différend territorial.
En 1966, l’Accord de Genève a été signé pour régler le conflit de souveraineté, après que le Venezuela ait considéré comme nulle et non avenue la sentence arbitrale de Paris de 1899 qui avait cédé le territoire à la Grande-Bretagne, qui maintenait alors la Guyane comme colonie.