Le Forum Pénal a dénoncé que la dictature de Maduro détient 884 prisonniers politiques au Venezuela : 85 sont étrangers

L'ONG Foro Penal dénombre 884 prisonniers politiques au Venezuela, dont 85 ont une autre nationalité ou une double nationalité, selon un bulletin publié samedi, dont la date limite est le 3 novembre.

Dans le rapport, publié sur le réseau social X, l'organisation non gouvernementale précise que parmi les personnes détenues figurent 767 hommes et 117 femmes. La liste précise que 880 sont des adultes et quatre adolescents âgés de 14 à 17 ans.

Sur ce total, 711 sont des civils et 173 sont des militaires, a indiqué Foro Penal, qui a souligné que cette liste « n'inclut pas encore tous ceux qui ont été arrêtés et libérés ou sont maintenus en détention de courte durée (48 heures). »

La majorité des personnes détenues ont été capturées après les élections présidentielles de juillet 2024, au cours desquelles le corps électoral – contrôlé par le chavisme – a proclamé vainqueur le dictateur du Venezuela, Nicolás Maduro, malgré les plaintes de « fraude » de l'opposition majoritaire, regroupée dans la Plateforme unitaire démocratique (PUD).

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Maduro et le procureur général, Tarek William Saab, nient qu'il y ait des personnes détenues dans le pays pour des raisons politiques, mais affirment plutôt qu'elles ont commis des crimes, une affirmation que rejettent plusieurs ONG et dirigeants de l'opposition.

Le 3 novembre, l'ONG Justicia, Encuentro y Perdón a mis en garde contre l'augmentation des arrestations au Venezuela « sans information publique suffisante » sur ces cas, qu'elle considère comme un « scénario d'insécurité juridique et d'angoisse prolongée » en raison de cette « opacité » et aussi du « refus d'accès à l'assistance juridique » qui, selon elle, existe dans le pays.

Dans son

Dans ce contexte, il a déclaré que cette situation constitue une « violation directe des droits fondamentaux des personnes concernées, en particulier le droit à la liberté personnelle, à une procédure régulière et à l'intégrité physique et morale, ainsi que le droit de leurs familles de connaître la vérité sur leur sort ».

Il a donc exigé que les autorités vénézuéliennes garantissent une information « immédiate et véridique » sur l’identité, le lieu où se trouvent et la situation juridique de toutes les personnes détenues, ainsi que « un accès sans restriction à des avocats de confiance et la possibilité de communiquer avec leurs familles », comme – a-t-il souligné – établi par la Constitution et les traités internationaux signés par l’État.