La Chambre des députés du Paraguay a approuvé mardi le projet de loi de Budget général de la Nation pour 2026, qui prévoit un montant de 149,3 milliards de guaranís (environ 18 928 millions de dollars), ce qui représente une augmentation de 12% par rapport au budget actuel, comme l'a rapporté cet organisme.
Le président de la Chambre basse, Raúl Latorre, a annoncé l'approbation par articles de la proposition, après un débat de plus de cinq heures. Le projet, déjà largement soutenu par les législateurs, a été approuvé, selon Latorre, « dans un pourcentage très élevé, par consensus absolu ». De plus, il a annoncé que le document serait envoyé au Sénat.
Au cours du débat, Latorre a soutenu qu'il s'agissait d'un « budget équilibré », en soulignant les augmentations destinées à la santé, à l'éducation, aux universités, à la sécurité et aux infrastructures, en plus du respect de la Loi de Responsabilité Fiscale, qui fixe une limite de 1,5% du Produit Intérieur Brut (PIB) pour le déficit budgétaire.
Il a souligné que le pays doit éviter de dépenser plus que nécessaire pour éviter de s'engager « dans ce cycle infernal d'inflation dans lequel – a-t-il assuré – certains pays du monde et certains pays voisins sont entrés », estimant que l'inflation « est le plus injuste des impôts ».

Le député d'opposition Raúl Benítez a déclaré que le budget pour l'année prochaine « ne comporte pas trop de changements significatifs » et a estimé que cela n'entraînera pas d'améliorations significatives « en termes de services publics que les gens demandent tant d'améliorer ». Il a suggéré de discuter de « la nécessité » de mettre en œuvre « un nouveau » modèle économique.
Johanna Ortega, également opposante, a critiqué le montant prévu pour le budget de dépenses réservé du président Santiago Peña, qui, selon ses déclarations, atteint 4 milliards de guaranís (568 000 dollars), alors que l'ancien président Mario Abdo Benítez (2018-2023) avait alloué 2 500 millions de garanties (355 000 dollars) à ce concept.
Le Sénat a 15 jours pour approuver le projet. Si des modifications sont introduites, elles seront à nouveau discutées pendant 10 jours à la Chambre des députés, conformément à la Constitution.
Les deux chambres n'ont le pouvoir de rejeter le projet qu'à la majorité absolue des deux tiers de leurs membres. Si cela se produit, le budget 2025 restera en vigueur ou, à défaut, l’Exécutif devra présenter le projet dans les délais fixés par la loi.