L’organisation des soldats vénézuéliens en exil a prévenu qu’une opération étrangère visant à « libérer » le pays était imminente.

Le message du capitaine vénézuélien Nieto Quintero

Le capitaine Javier Nieto Quintero, porte-parole de l'organisation militaire en exil Carive, a lancé un appel énergique à une intervention militaire internationale pour libérer le Venezuela et les prisonniers politiques. « Pour la gloire de Dieu notre Seigneur, nous sommes sur le point de mener des opérations militaires en faveur de la liberté du Venezuela et de nos prisonniers politiques ; c'est l'objectif numéro un de notre institution », a-t-il déclaré dans un message enregistré adressé aux Vénézuéliens. La position de la Coalition active de la Réserve internationale vénézuélienne (Carive) implique que toute transition sera violente et que la reconstruction nationale dépendra de forces extérieures. Le message prévient que, sans intervention militaire, les prisonniers politiques resteront en prison et que le pays restera sous le contrôle d’une « clique de généraux immoraux ». Aux dirigeants politiques, économiques et sociaux, le capitaine exige qu’ils abandonnent toute ambiguïté et se joignent publiquement à la cause de l’intervention.

Nieto Quintero, fondateur de CARIVE et membre de l'état-major général opérationnel spécial, a souligné que les membres de Carive et d'autres exilés ne répondent pas aux partis politiques ni aux intérêts personnels, économiques ou médiatiques. « Nous aimons notre pays et notre drapeau, et nous jurons devant Dieu de les défendre », a-t-il déclaré. Le message de Carive ne blâme pas seulement le régime de Nicolas Maduro et les dirigeants chavistes pour la crise nationale, mais accuse également les puissances étrangères telles que Cuba et la Russie d'être complices de la destruction institutionnelle du Venezuela, justifiant une intervention extérieure comme seul moyen de sauvetage national.

Le capitaine a exhorté les Vénézuéliens, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, à se souvenir des crimes commis par le régime, en mentionnant l'assassinat d'Óscar Pérez et de ses six compagnons, ainsi que la mort du capitaine Acosta Arévalo après avoir demandé des soins médicaux devant un tribunal militaire. Il a également évoqué la répression subie par les étudiants lors des manifestations dites « guarimbas ».

Nieto Quintero a dénoncé le fait que le Venezuela traverse « le pire moment économique, financier, social et institutionnel de son histoire », accusant directement les dirigeants chavistes et une « clique de généraux immoraux ». Il a exigé que la réponse internationale soit « aussi forte que les dégâts causés au pays », rejetant tout récit de victimisation et accusant les régimes étrangers d’être responsables de la crise vénézuélienne. « La République est embourbée dans une profonde dégradation, conséquence de la gestion du régime chaviste-maduriste et de ses principales personnalités, dont Diosdado Cabello et de hauts commandants militaires. Cette structure de pouvoir, composée d'une direction de généraux qui agissent avec servilité et immoralité, doit rendre compte de ses actes et assumer les responsabilités qui lui correspondent. »

Le président américain Donald

Le message comprenait un appel direct aux dirigeants politiques, économiques et sociaux pour qu’ils soutiennent publiquement une intervention militaire : « Carive exige que vous sortiez et encourageiez le peuple à applaudir le Commandement Sud », a-t-il déclaré, remerciant des personnalités comme Marco Rubio et Donald Trump d’avoir « tendu la main à notre patrie ».

Dans son discours, Nieto Quintero écarte toute possibilité de dialogue, de négociation ou de processus électoral. « Ici, il n’y a pas eu de négociations, ni de voies électorales, ni de voies politiques », dit-il, marquant une ligne de démarcation qui exclut ceux qui optent pour des solutions institutionnelles.

Cette position radicale implique que, pour Carive, la légitimité de toute autorité politique est annulée et que seule l’intervention armée reste une option valable. Enfin, Nieto Quintero a réitéré que « la seule option est la sortie de la force », excluant les négociations ou les moyens électoraux, et a proposé d'accueillir favorablement les opérations militaires de stabilisation menées par les États-Unis. « Nous ne recherchons pas de gouvernorats ou de ministères, nous aimons seulement le Venezuela du fond du cœur ; nous sommes indépendants », a-t-il conclu.

Les proches des prisonniers politiques

La Coalition active de la Réserve internationale vénézuélienne (Carive) est une organisation formée de militaires et de civils vénézuéliens exilés, au profil nationaliste marqué et sans liens partisans. L'objectif stratégique de Carive a été d'obtenir un soutien politique international en faveur d'une intervention militaire multinationale légitime au Venezuela, dans le but de libérer le pays du régime actuel et de reconstruire ses institutions.

Elle se définit comme une organisation volontaire, plurielle et indépendante, guidée par des principes éthiques et par l'engagement de défendre l'État vénézuélien et son intégrité territoriale. Il promeut la liberté, la récupération du contrôle territorial, la dissolution des structures castristes et la cohésion sociale des Vénézuéliens, y compris de la diaspora. La Coalition affirme disposer de délégations dans plusieurs pays et promeut des alliances stratégiques avec des États démocratiques. Ils soutiennent depuis des années les prisonniers politiques, rendant les cas de torture visibles au public et diffusant leur proposition d’intervention militaire comme seul moyen de trouver une solution.

Manifestations au Venezuela dans le

Le capitaine Javier Nieto Quintero, retraité de la Garde nationale vénézuélienne, est l'un des porte-parole de Carive, avec une carrière militaire exceptionnelle, étant le premier de sa promotion ; En 2004, il a été accusé sans preuve de participation à un complot visant à assassiner Hugo Chávez, ce qui lui a valu deux ans de prison. Après sa libération, il a été victime de persécutions et de harcèlement, ce qui l'a finalement contraint à l'exil. Depuis les États-Unis, pays dans lequel il s'est installé, il a maintenu une position critique et active contre le régime vénézuélien, en participant à des initiatives telles que la Task Force organisée par le major-général (ex) Cliver Alcalá Cordones, qui a conduit à la soi-disant Opération Gedeón.

Nieto Quintero, auteur du livre « Ramo Verde : réflexion, répression et espoir », a articulé les mouvements militaires et civils en exil, affirmant que la seule issue pour le Venezuela est une intervention militaire internationale, excluant les négociations ou les moyens électoraux. En exil, il est devenu homme d'affaires et conférencier, sans abandonner sa conviction pour la liberté du Venezuela, en soutenant les migrants vénézuéliens et en maintenant son activisme politique.