Accord UE-Mercosur : la Commission européenne fixe le vote sur l'accord commercial au 16 décembre

Avant d'aller de l'avant, les 27 pays de l'UE attendent le résultat du vote au Parlement européen, prévu le 16 décembre, sur les mesures de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs européens, qui ont exprimé leur rejet du traité. Ces mesures comprennent un contrôle renforcé sur les produits agricoles sensibles tels que la viande bovine, la volaille, le riz et l'éthanol, et prévoient la possibilité d'intervenir en cas de déstabilisation du marché.

Les États membres ont déjà approuvé la clause de sauvegarde, qui doit maintenant être débattue par les députés. S'il obtient l'approbation du Parlement, le vote entre les pays de l'Union aura lieu entre le 16 et le 19 décembre, comme l'ont confirmé un diplomate et une source de la Commission européenne. La décision sera prise à la majorité qualifiée.

L'accord ouvrirait le marché

Le traité faciliterait l'exportation d'automobiles, de machines, de vins et de boissons alcoolisées de l'UE vers l'Argentine, le Brésil, l'Uruguay et le Paraguay. En échange, cela ouvrirait le marché européen aux produits sud-américains comme la viande, le sucre, le riz, le miel et le soja, ce qui suscite l'inquiétude des secteurs agricoles européens.

La France maintient une position critique à l'égard de l'accord, même si elle rencontre des difficultés à former une minorité de blocage, compte tenu du soutien de pays comme l'Allemagne et l'Espagne. Les organisations paysannes ont annoncé qu'elles organiseraient une grande marche de protestation à Bruxelles le 18 décembre, coïncidant avec un sommet européen.

Les gens assistent à une manifestation

Les députés français ont réitéré ce jeudi leur opposition à l'accord commercial, à quelques semaines du début des votes décisifs au sein des institutions européennes. La résolution parlementaire a été promue par La Francia Insumisa (LFI) et a obtenu le soutien unanime des groupes politiques. Le texte reflète un consensus inhabituel dans un Parlement marqué par la fragmentation, et confirme que le rejet du pacte est devenu un point d'union entre la gauche, des secteurs du centre et une bonne partie de l'opposition conservatrice.

L'Exécutif considère que les engagements environnementaux et sanitaires du Mercosur ne sont pas à la hauteur des standards européens et que les garanties supplémentaires ne compensent toujours pas les risques pour l'agriculture française.

Après le vote des États membres, la ratification définitive de l'accord dépendra d'un vote au Parlement européen, prévu début 2026, où un résultat serré est attendu.