Le contrôle, centralisé par la CNE, avance lentement et les interruptions ont alimenté les critiques des candidats, notamment de Salvador Nasralla, du Parti libéral (PL), qui a dénoncé ce samedi l'existence de « graves erreurs » dans le décompte. Nasralla, 72 ans, a demandé à ses partisans d'avoir l'esprit tranquille et a rappelé que la réglementation permet l'examen du matériel jusqu'au 29 décembre. De son côté, Nasry « Tito » Asfura, homme d'affaires de 67 ans et porte-drapeau du Parti national (PN), a le soutien du président américain Donald Trump et mène les résultats.
Selon les données préliminaires du CNE avec 88,6% des procès-verbaux dépouillés, Asfura atteint 40,19% des voix (1.132.321), tandis que Nasralla obtient 39,49% (1.112.570 voix). Rixi Moncada, candidate de Libertad y Refundación (Libre, gauche), dispose de 19,30% (543 675 voix) et a déclaré son intention de ne pas abandonner la course à la succession du président Xiomara Castro. Des données indépendantes du Conseil National Anti-Corruption (CNA) avec 92% des procès-verbaux traités confirment l'avantage d'Asfura, avec 39,43% contre 37,97% pour Nasralla.
Face à l'absence de progrès et aux allégations de fraude, le Parti Libre, par l'intermédiaire de son représentant légal Edson Argueta, a présenté au CNE une action en annulation administrative contre le décompte présidentiel. Le groupe allègue des irrégularités dans le système de transmission des résultats électoraux préliminaires (TREP) et remet en question l'intégrité du processus. Cependant, les chances que la pétition aboutisse à de nouvelles élections sont limitées, étant donné que le CNE est dominé par des délégués des partis de droite.

Dans un communiqué publié samedi, l’Organisation des États américains (OEA) a demandé « d’accélérer le processus de contrôle, en garantissant des mesures de traçabilité qui assurent la certitude des résultats ». La mission électorale de l'organisation a souligné que « les données statistiques recueillies (…) confirment un résultat extrêmement serré ». En outre, il a souligné les retards et les intermittences dans la gestion et le traitement du matériel électoral, ainsi que le manque d'expertise en solutions technologiques qui ont causé des retards.