Chili : un projet est en cours pour durcir les sanctions contre les conducteurs de transports publics impliqués dans des accidents mortels

Le 4 décembre dernier, Paloma Ulloa Arancibia (19 ans), étudiante en nutrition et diététique à l'Université de Valparaíso, est décédée sur la colline de Playa Ancha, dans cette ville, alors qu'elle traversait correctement un passage pour piétons, après avoir été renversée par un conducteur d'autobus placé en détention préventive après avoir été testé positif à la marijuana et à la cocaïne.

Cet événement tragique a choqué la communauté étudiante, car le souvenir de l'élève du lycée Eduardo de la Barra, Mauro Alberto Gómez (14 ans), décédé après avoir été heurté par un autobus sur la ligne 702 sur la colline de la Cordillère de Valparaíso en mai de l'année dernière, dont le conducteur roulait également sous l'influence de stupéfiants, était encore frais.

Ces deux cas s'ajoutent à des dizaines d'autres cas similaires survenus dans tout le pays ces dernières années, c'est pourquoi un groupe de parlementaires a présenté un projet de loi qui établit des contrôles préventifs pour les conducteurs de transports de passagers payants et durcit les sanctions pour ceux qui provoquent des accidents entraînant la mort au volant.

Cette initiative, connue sous le nom de « Loi Alberto », a été généralement approuvée ce jeudi par la Commission des Travaux Publics, Transports et Télécommunications de la Chambre des Députés, et pourrait recevoir des indications jusqu'au 2 janvier avant d'être soumise au Sénat.

L'étudiante universitaire Paloma Ulloa,

Le projet fusionne deux motions : l'une promue par le député Luis Cuello qui exige que les entreprises de transport de passagers effectuent quotidiennement des tests d'alcool et de drogues, et une autre de sa collègue, Carolina Marzán, qui propose des contrôles semestriels avec de sévères sanctions pour les entreprises qui ne les effectuent pas.

En outre, il envisage l'application de la détention préventive aux conducteurs qui, sous l'influence de l'alcool ou de drogues, sont impliqués dans des accidents de la route entraînant la mort.

Selon Marzán, « les accidents survenus cette année ont été extrêmement douloureux et choquants et il est urgent de progresser dans le dépistage des drogues et de l'alcool chez les conducteurs ».

Pour sa part, Luz Infante, secrétaire exécutive de la Commission Nationale de Sécurité Routière (Conaset), a détaillé lors de la séance que ce type d'accidents est passé de 34 en 2020 à 100 en 2024, tandis que le nombre de décès a augmenté de 6 à 26 au cours des mêmes quatre années.

Il convient de noter que le Gouvernement a donné une grande urgence à cette initiative au début du mois de décembre afin d'accélérer son envoi au Sénat, donc une fois la « Loi Albert » approuvée, la même commission se concentrera sur la discussion d'un autre projet présenté par la parlementaire Flor Weisse, qui va plus loin et modifie la Loi sur le Transit, cherchant à décréter ipso facto la mesure de précaution de détention préventive pour les conducteurs qui causent des blessures graves ou la mort dans un accident.

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