Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a déclaré que les États-Unis peuvent « recourir à la force » si le président en charge du Venezuela, Delcy Rodríguez, ne coopère pas avec les autorités du pays nord-américain, selon des déclarations préparées pour son intervention ce mercredi devant le Sénat.
« Nous sommes prêts à recourir à la force pour garantir une coopération maximale si d'autres méthodes échouent. Nous espérons que cela ne sera pas nécessaire, mais nous ne nous soustrairons jamais à notre devoir envers le peuple américain et à notre mission dans cet hémisphère », peuvent-on lire dans les notes de Rubio, auxquelles l'agence de presse a eu accès. Bloomberg.
Le leader chaviste « connaît très bien le sort de (le dictateur Nicolás) Maduro », estime la chef de la diplomatie américaine, dans un extrait du discours qu’elle devrait prononcer devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre haute des États-Unis.
Le chef du portefeuille diplomatique a également rappelé dans le texte de sa comparution que Rodríguez s'est « engagé » à ouvrir le secteur énergétique du pays latino-américain aux entreprises américaines, en leur offrant un accès « préférentiel » à la production pétrolière, ainsi qu'à utiliser l'argent des ventes de pétrole brut vénézuélien pour acheter des produits américains.
L'intervention de Rubio ce mercredi sera la première dans laquelle il répondra devant le Congrès à l'intervention militaire américaine du 3 janvier dans la capitale vénézuélienne, Caracas, et ses environs, qui a abouti à la capture de Maduro et de son épouse, Cilia Flores, ainsi qu'à la mort d'une centaine de personnes.
Ces paroles, encore tacites, interviennent après que le président par intérim du Venezuela a indiqué plus tôt cette semaine que son pays « en a assez » de l'ingérence de Washington : « Assez d'ordres, assez d'ordres étrangers ».
Le même jour, le secrétaire d'État recevra la leader de l'opposition vénézuélienne, María Corina Machado, selon son agenda officiel publié sur le site Internet du Département. La réunion, prévue au siège de l'organisation à Washington à 13h00. (heure locale), se déroulera à huis clos et deux semaines après que la lauréate du prix Nobel de la paix 2025 ait rencontré dans la capitale américaine le président Donald Trump, à qui elle a remis son prix.
Le chef de la Maison Blanche a laissé entendre la semaine dernière qu'il voulait « impliquer » Machado dans l'avenir du Venezuela, même s'il a jusqu'à présent soutenu Delcy Rodríguez, l'ancien « numéro deux » du dictateur Nicolás Maduro, pour piloter la transition dans ce pays d'Amérique latine.
(Avec informations d'Europa Press)