La libération des Honduriens Walter López Ogaldez, Willy Delano Bowman Webster et Hiubert Johonie Martínez a été connue après la publication d'un message de Gonzalo Himiob, vice-président du Foro Penal, qui a souligné qu'il s'agissait des « derniers membres de l'équipage du navire de recherche archéologique N35 qui sont restés détenus ». Himiob a déclaré : « Tout le monde est déjà à la maison. »
Le N35, un navire d'exploration marine battant pavillon du Panama, commandé par les Néerlandais et exploité par la société belge Seatec, a été intercepté par les Forces armées nationales bolivariennes après douze jours de surveillance.
Le navire se trouvait à proximité de la côte est du Venezuela et du delta de l'Orénoque lorsqu'il a été saisi le 13 juin 2025, à 92 kilomètres de l'embouchure.
Les autorités vénézuéliennes ont souligné que N35 menait des « enquêtes scientifiques » dans la zone économique exclusive du Venezuela, qualifiant son comportement de « très suspect ». Cette interprétation a conduit à l'arrestation du personnel étranger qui se trouvait à bord.
Dans la même affaire, le journaliste espagnol Miguel Moreno Dapena a été libéré, après avoir passé 209 jours dans la prison El Rodeo I, située à la périphérie de Caracas. Après sa libération, Moreno Dapena a été rapatrié en Espagne.

Ces communiqués coïncident avec la consultation publique du projet d'amnistie promu par le Gouvernement en charge et qui a déjà été approuvé lors de la première discussion parlementaire. Le texte, toujours en attente d'un second débat, pourrait transformer le paysage juridique pour des centaines de détenus.
Selon les données recueillies jusqu'au 10 février par Foro Penal, le nombre de personnes libérées depuis le 8 janvier atteint 431. Cependant, le gouvernement en charge affirme avoir accordé la liberté à 896 personnes depuis décembre, même s'il n'a pas encore proposé de listes officielles permettant de vérifier les cas.
Le processus de libération a suscité une attention internationale, compte tenu du profil des détenus et du manque de transparence dans la diffusion des informations officielles. Les chiffres fournis par des organisations indépendantes, telles que Foro Penal, sont devenus pertinents en l'absence de documents publics du gouvernement.
L'organisation Foro Penal, reconnue pour son travail de défense des droits humains et de surveillance des détentions arbitraires, a joué un rôle central dans la documentation et le signalement de ces cas.

Son intervention a permis de rendre visible la situation des étrangers et des nationaux soumis à la détention au Venezuela, ainsi que les progrès et les limites du processus de libération en cours.