La réunion, organisée par l'Union européenne avec le soutien du Secrétariat d'intégration économique d'Amérique centrale (SIECA) et du Comité consultatif d'intégration économique (CCIE), identifie les infrastructures durables, la logistique, la transition énergétique, la mobilité propre et la transformation numérique comme secteurs prioritaires.

La proposition centrale du forum repose sur le fait que le rapprochement entre les entreprises est essentiel pour que les politiques et les accords gouvernementaux aient un véritable impact sur les flux d'investissement et le développement économique. Paolo Garzotti, chef d'unité pour l'Amérique latine et les Caraïbes à la Direction générale du commerce (DG TRADE) de la Commission européenne, a expliqué que l'économie de marché exige une interaction directe et constante entre les entrepreneurs européens et centraméricains pour détecter et tirer parti des opportunités commerciales encore inexplorées.
Selon Garzotti : « L'important est que les producteurs ou investisseurs européens se rendent compte des opportunités qu'ils ont ici et vice versa (…) parfois il y a des possibilités dans des secteurs auxquels on ne pense pas. » Le responsable a souligné que l’intervention de l’État, en elle-même, ne suffit pas : le soi-disant « cercle vertueux » se produit lorsque l’action du gouvernement facilite les échanges entre le secteur privé et la société civile, générant ainsi des conditions favorables à l’augmentation des investissements et au développement conjoint.
La réforme du traité vise à intégrer des sujets tels que la numérisation et la durabilité, éléments désormais essentiels à la compétitivité régionale et à l'adaptation aux tendances du marché international.

Au cours des panels, les experts ont présenté des initiatives encadrées dans la stratégie d'investissement international de l'Union européenne, Passerelle mondiale. Cet engagement vise à promouvoir des infrastructures durables et des connexions intelligentes, propres et sûres en Amérique centrale, couvrant des secteurs tels que l'énergie, les transports, la recherche, la santé, l'éducation et, surtout, la sphère numérique.
Le Secrétariat d'intégration économique centraméricaine (SIECA) a présenté un projet d'interopérabilité entre les Plateforme centraméricaine de commerce numérique (PDCC) et le Système communautaire portuaire du port de Bahía de Algeciras (Téléport 2.0). L'initiative vise à améliorer la facilitation des échanges et à optimiser les processus logistiques d'exportation de l'Amérique centrale vers l'Union européenne, en renforçant l'efficacité et la sécurité tout au long de la chaîne d'approvisionnement.