Le Bureau du Procureur général a inculpé six personnes au Panama pour possession présumée de matériel de pédophilie aggravée, à la suite de l'opération internationale « Alliés pour les enfants VI », un déploiement coordonné réalisé simultanément dans 15 pays dans le but de lutter contre l'exploitation sexuelle des enfants et des adolescents.
Lors de l'audience de contrôle des garanties, le juge Erick González a ordonné la détention provisoire de trois accusés, tandis que les trois autres doivent se conformer à des mesures conservatoires de déclaration périodique et d'interdiction de quitter le pays.
L'opération, née en Argentine, a été étendue à l'Argentine, au Brésil, à la Colombie, au Costa Rica, au Salvador, à l'Espagne, à la France, au Honduras, au Paraguay, au Panama, à Porto Rico, à l'Uruguay, au Guatemala, au Mexique, au Pérou et à la République dominicaine, dans le but de lutter contre les réseaux dédiés à la possession, à la production, à la distribution ou à la facilitation de matériels pédosexuels.
Dans le cas du Panama, les autorités ont confirmé la capture de sept personnes, dans le cadre de perquisitions menées dans la province de Panama et à Chiriquí, en coordination avec la Direction nationale du renseignement policier (DNIP) et la Direction de l'enquête judiciaire (DIJ).

Selon des rapports internationaux, l'opération a fait 84 détenus : 26 en Argentine, répartis sur 14 dans la ville de Buenos Aires, trois à Córdoba, trois à Misiones, trois à Santa Cruz, deux dans la province de Buenos Aires et un à Formose ; en plus de 58 dans le reste des pays, dont 44 au Brésil, sept au Panama, trois en Uruguay, trois au Pérou et un à Porto Rico. L’opération a également bénéficié du soutien du Homeland Security Investigations des États-Unis, ainsi que du soutien des ambassades et des organisations de sécurité internationales.
Les autorités panaméennes ont souligné que ces types d'actions font partie d'une stratégie visant à identifier les réseaux d'exploitation sexuelle d'enfants qui opèrent à la fois au niveau local et transnational, utilisant la technologie, des forums clandestins et des canaux en ligne pour partager du matériel illégal.
Au cours des perquisitions, des appareils électroniques ont également été saisis qui seront soumis à une analyse médico-légale, dans le but de localiser d'éventuelles victimes et d'élargir les enquêtes en cours.

En parallèle, les données du Ministère Public reflètent une augmentation des délits liés à la pédopornographie, ce qui renforce la pertinence de ce type d'opérations.
Selon le rapport statistique de mars 2026, 32 cas de pédopornographie ont été enregistrés, ce qui représente une augmentation significative par rapport aux 4 cas signalés au cours de la même période de 2025, équivalant à une augmentation de 700 %. Concernant la possession de ce matériel, 7 cas ont été signalés, maintenant des chiffres similaires à ceux de l'année précédente.
Le même rapport indique qu'entre janvier et mars 2026, un total de 1.441 plaintes ont été enregistrées pour crimes contre la liberté et l'intégrité sexuelle au Panama, avec une légère variation de 1% par rapport à 2025, ce qui montre une stabilité générale, mais avec des changements importants dans la composition des crimes.

Parmi ceux-ci, on distingue également l'augmentation des délits tels que la corruption de mineurs, qui sont passés de 71 à 89 cas, et le harcèlement sexuel, qui a enregistré une augmentation de 33%.
Au niveau géographique, le rapport montre que le premier district judiciaire, qui comprend la province de Panama, concentre le plus grand nombre de plaintes avec 673 cas, suivi du troisième district judiciaire avec 496, ce qui confirme la concentration du problème dans les zones urbaines à forte densité de population.
Des augmentations sont également observées dans des régions telles que Chiriquí, Coclé et Panamá Oeste, tandis que d'autres zones présentent des réductions.
Concernant le nombre total de délits sexuels, les chiffres montrent que la majorité correspond aux viols et autres délits sexuels, qui représentent 1.302 cas, contre 139 cas liés à la corruption de mineurs et à l'exploitation sexuelle commerciale, ce qui montre l'étendue du problème au-delà de l'environnement numérique.
Cependant, la croissance des délits liés à la pédopornographie marque une tendance qui inquiète les autorités.

Les enquêtes se poursuivent au Panama et dans le reste des pays participants, tandis que les agences de sécurité réaffirment que la coopération internationale est essentielle pour faire face à ce type de criminalité, qui opère sans frontières.
Les autorités ont indiqué que l'identification de nouvelles victimes, le traçage des réseaux numériques et la poursuite des responsables resteront des priorités dans le cadre de cette offensive mondiale contre l'exploitation sexuelle des enfants.