L'arrivée du plus haut représentant européen au Guatemala marque le début d'une série de réunions visant à approfondir le lien institutionnel avec l'Amérique latine en matière commerciale, politique et sécuritaire, selon des sources diplomatiques européennes.

Le président du Conseil européen, António Costa, effectuera la première visite officielle d'un titulaire de cette fonction au Guatemala les 19 et 20 mai 2026, ainsi qu'un voyage ultérieur au Mexique.

Selon les déclarations officielles citées par le Ministère des Affaires étrangères du Guatemala et du Conseil de l'Union européenne, les deux programmes visent à consolider la coopération politique, commerciale et sécuritaire entre l'Union européenne et les deux pays dans le contexte d'une récente transition démocratique et de la modernisation d'accords bilatéraux clés.

La visite de Costa au Guatemala comprend une rencontre avec Bernardo Arévalo de León, président de la République, selon le ministère guatémaltèque des Affaires étrangères. Cette réunion vise à renforcer le dialogue politique entre le Guatemala et l'Union européenne, en réaffirmant le soutien communautaire à la démocratie et aux droits de l'homme dans ce pays d'Amérique centrale.

Après la cérémonie d'inspection de la Garde d'Honneur au Palais National de la Culture, les deux dirigeants tiendront une réunion bilatérale axée sur les priorités communes, suivie de la signature de documents qui incluent des résultats concrets de la coopération dans les domaines de l'État de droit, de la cybersécurité, de l'intégrité électorale et de l'économie circulaire, comme l'a rapporté le ministère. Ministère des Affaires étrangères et le site officiel de l'Union européenne.

L'un des points les plus pertinents de l'ordre du jour sera l'analyse des mécanismes visant à renforcer la collaboration en matière de sécurité et de drogue, en mettant l'accent sur le mécanisme de coordination et de coopération en matière de drogue UE-CELAC et les programmes régionaux pertinents de l'Union européenne.

Cette dimension est particulièrement importante compte tenu du renouveau institutionnel prévu pour 2026 dans des entités clés pour le renforcement de la démocratie guatémaltèque, telles que la Cour constitutionnelle, le Tribunal électoral suprême et le ministère public, comme le détaille le communiqué officiel du Guatemala.

Les relations entre le Guatemala et l'Union européenne sont régies par l'accord d'association avec l'Amérique centrale, en vigueur depuis 2013, qui structure la collaboration à travers le dialogue politique, le développement et un cadre commercial préférentiel. Selon le Union européennele bloc a été l'un des partenaires internationaux les plus constants dans le soutien aux institutions démocratiques, à la transparence et à la lutte contre la corruption au Guatemala.

La visite de Costa fera l'objet d'une couverture médiatique en direct à partir de 10h00, heure locale, et se terminera par une conférence de presse vers 12h00, ont indiqué les autorités. Le format suit l'objectif fixé par le président du Conseil européen de construire des relations plus étroites dans un environnement international en évolution, en promouvant le multilatéralisme et les partenariats durables.

Infographie sur la visite d'António Costa au Guatemala et au Mexique, montrant son portrait, les drapeaux de l'UE, du Guatemala et du Mexique et des cartes.

Le 20 mai, António Costa se rendra au Mexique où, le 22, il dirigera, avec Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, le huitième sommet UE-Mexique à Mexico. La réunion représente une étape importante dans la modernisation des relations bilatérales avec la signature de l'Accord mondial modernisé et de l'Accord commercial intérimaire, après que les États membres de l'Union européenne ont approuvé les deux textes le 11 mai 2026, comme le rapporte le Union européenne sur leurs chaînes officielles.

Ces nouveaux instruments remplacent le cadre en vigueur depuis 2000 et transforment le lien entre l'UE et le Mexique en un partenariat stratégique mondial axé sur le dialogue politique, la coopération, le commerce, l'investissement, le développement durable et la lutte contre la criminalité organisée. La veille du sommet, Costa s'adressera au Sénat de la République mexicaine, étant le premier président d'une institution communautaire invité à prendre la parole à la Chambre haute, selon le communiqué publié par le Union européenne.

Le sommet UE-Mexique débutera le 22 mai à 10 h 30, heure locale, suivi de cérémonies de signature d'accords et d'une conférence de presse à 13 h 50, le tout retransmis en direct. Parmi les objectifs centraux figurent « l'ouverture d'un nouveau chapitre » dans la coopération stratégique, l'augmentation des échanges commerciaux et l'action commune face aux défis mondiaux actuels, selon les mots d'António Costa lui-même recueillis par le Union européenne.

La séquence d'événements témoigne de l'intérêt renouvelé de l'Union européenne pour le renforcement des alliances en Amérique latine en réponse à l'instabilité mondiale et à la volatilité géopolitique actuelles.

Selon Costa, « il y a trois ans, le peuple guatémaltèque a fermement opté pour la démocratie. L'Union européenne a apporté son plein soutien à la transition pacifique afin de garantir que la volonté du peuple soit respectée, et nous continuons de soutenir pleinement la démocratie et les droits de l'homme au Guatemala, dans l'intérêt de la stabilité, de l'inclusion et de la prospérité de son peuple ».

Les accords que l'Union européenne signe avec le Guatemala et le Mexique vont de la modernisation de la gouvernance démocratique et de la promotion de chaînes de valeur durables à la prévention de la criminalité et à la consolidation de cadres réglementaires communs. Cette impulsion reflète la stratégie visant à consolider l’UE en tant que partenaire fiable et facilitateur du développement institutionnel et économique dans la région centraméricaine et mexicaine.

L'ordre du jour des prochains jours et la tenue du sommet consolident Costa comme premier président du Conseil européen à se rendre officiellement au Guatemala et au Mexique, marquant une étape importante dans près de trois décennies d'accords formels entre l'UE et les deux pays, selon les données officielles du Conseil de l'Union européenne.