L’intégration centraméricaine n’est toujours pas réalisée après quatre décennies d’accords d’Esquipulas

Le texte d'Esquipulas I reconnaissait la nécessité de renforcer les institutions, de contrôler les armes et de consolider la démocratie et le pluralisme. Il a également souligné que la paix ne serait possible que grâce à un processus véritablement démocratique et collaboratif. Un an plus tard, le 7 août 1987, les mêmes dirigeants signaient les Accords d'Esquipulas II au Guatemala, jetant les bases de la réconciliation nationale dans les pays touchés par des conflits armés. Ce deuxième accord prévoyait des amnisties, la cessation des hostilités, la tenue d'élections libres et la fin de l'assistance militaire étrangère.

Photographie d'archives montrant le président du Nicaragua, Daniel Ortega (d), et l'ancien président du Costa Rica Óscar Arias (i) /. (EFE/Mario López)

D’un autre côté, l’ensemble des sept pays d’Amérique centrale constitue un groupe de population, une zone économique intéressante et un bloc à considérer également du point de vue politique », a souligné López Contreras aux médias espagnols.

Photographie d'archives montrant l'ancien ministre hondurien des Affaires étrangères Carlos López Contreras lors d'une conférence de presse à la Maison présidentielle de Tegucigalpa (Honduras). (EFE/Gustavo Amador)

Le contexte dans lequel les accords ont été conclus était extrêmement complexe. Au Salvador, la guérilla a combattu les forces armées ; Le Guatemala traverse deux décennies de conflit armé ; Au Nicaragua, les sandinistes se sont heurtés à l’opposition des soi-disant « contras », soutenus et financés par les États-Unis. Le Honduras, bien qu’il ne connaisse pas de conflit interne, a mis à disposition une partie de son territoire pour des opérations de « contra » et a accueilli des dizaines de milliers de réfugiés nicaraguayens et salvadoriens.