Le ministère de la Justice et de la Paix du Costa Rica a annoncé une série d'actions visant à renforcer le contrôle des aliments et des produits autorisés dans les prisons, en réponse au défi croissant posé par l'entrée de drogues et d'objets interdits dans les prisons du pays. Parmi les décisions les plus pertinentes, se distingue la suppression de 263 micro-ondes des prisons costariciennes, dans le cadre d'une politique visant à restreindre l'utilisation des appareils électroménagers et à réduire les mécanismes par lesquels le trafic de substances illicites est facilité.
L'institution a indiqué qu'après un processus d'inspection et de classification de l'équipement, 238 micro-ondes en état de fonctionnement seront données à différentes entités de protection sociale, telles que le Cen-Cinai, les cantines scolaires, les commissariats de police et les maisons de retraite. Le reste des appareils sera retiré du système pénitentiaire et mis hors service en raison de son état. Selon la nouvelle directive, les seuls micro-ondes autorisés seront situés dans les zones de visite et leur utilisation sera limitée à la consommation immédiate d'aliments pendant ces périodes.
Ces actions font partie d'une stratégie plus large du ministère visant à limiter l'accès aux objets pouvant être utilisés pour introduire des drogues ou des articles interdits dans les centres de détention. Le portefeuille Justice et Paix a indiqué que la présence de micro-ondes dans les cellules ou les espaces communs facilitait la dissimulation de colis et de substances, rendant difficile le travail de contrôle des autorités pénitentiaires.
La suppression des micro-ondes coïncide avec d'autres mesures annoncées par le ministère pour réduire les risques liés à l'entrée de denrées alimentaires et d'objets extérieurs.
L'établissement progresse également dans la réduction des tarifs alimentaires autorisés pour les détenus, en établissant des limites strictes sur la quantité, le poids et le type de nourriture que les membres de la famille peuvent apporter lors des visites.
L'objectif de cette politique est de minimiser les possibilités de camoufler des médicaments ou des téléphones portables dans des produits alimentaires qui, lors d'examens précédents, ont été détectés dans du pain, des fruits et d'autres produits apparemment inoffensifs.

Les autorités ont expliqué que le renforcement des contrôles répond à l'augmentation des saisies de drogue dans les prisons, ainsi qu'à l'utilisation de méthodes de plus en plus sophistiquées pour contourner les mesures de sécurité.
Le ministère de la Justice et de la Paix a insisté sur le fait que la collaboration avec les forces de police et la révision constante des protocoles sont essentielles pour lutter contre le crime organisé qui opère à l'intérieur et à l'extérieur des prisons.
La politique de don de micro-ondes en bon état a été présentée comme un effort pour que ces ressources soient allouées aux institutions et programmes sociaux qui servent les populations vulnérables, au lieu de rester inutilisées dans les entrepôts de l'État.
Ces mesures s'ajoutent à des contrôles plus stricts à l'entrée des effets personnels, à une surveillance dans les zones de visite et au renforcement du personnel en charge de l'examen des colis. Le ministère a indiqué que la lutte contre l'entrée de drogues dans les prisons nécessite des actions globales et une collaboration entre les différentes institutions de l'État.
Le durcissement des règles pour les membres des familles et les visiteurs a également suscité un débat parmi les organisations de défense des droits humains et les associations de familles de détenus, qui ont exprimé leurs inquiétudes quant à l'impact des restrictions sur la qualité de vie de la population carcérale.
Les autorités, pour leur part, soutiennent que ces mesures sont nécessaires pour garantir la sécurité intérieure et empêcher le renforcement des réseaux criminels à l'intérieur des prisons.

Le Ministère de la Justice et de la Paix a réitéré son engagement à réformer et moderniser les contrôles pénitentiaires, en appliquant les normes internationales de sécurité et en garantissant que les actions mises en œuvre bénéficient d'un soutien juridique et administratif.