Les Finances ont confirmé que le processus de vente aux enchères de l'avion présidentiel hondurien avance.

Le ministère des Finances (Sefin) a annoncé une série d'actions visant à respecter les engagements économiques de l'État hondurien, notamment la vente aux enchères de l'avion présidentiel et le placement d'obligations pour couvrir les obligations en cours dans le secteur énergétique.

Le chef des Finances, Emilio Hernández Hércules, a expliqué que ces mesures font partie d'une stratégie visant à améliorer la gestion des ressources publiques et à répondre aux différents besoins financiers du pays.

Ces déclarations ont été faites lors de la présentation d'un rapport relatif aux dépenses de santé et à l'analyse de l'impact fiscal dans différents secteurs de l'État.

Le responsable a également évoqué le soutien financier à la Banque Nationale de Développement Agricole (Banadesa) et les défis auxquels est confrontée l'Entreprise Nationale d'Énergie Électrique (ENEE).

Hernández Hércules a confirmé que le processus de vente de l'avion présidentiel est déjà en cours et que la réception des offres aura lieu dans les installations de la Force Aérienne hondurienne.

Emilio Hernández Hércules a expliqué que le gouvernement travaillait au placement d'obligations pour répondre aux engagements financiers et aux obligations budgétaires. Une partie des ressources obtenues grâce à l'émission d'obligations sera utilisée pour payer les dettes accumulées auprès des producteurs d'énergie. (Photo : avec l'aimable autorisation)

Comme expliqué, l'intention est de finaliser la vente d'un actif qui représente actuellement des coûts pour l'État.

Le gouvernant a assuré que la procédure se déroulerait ouvertement, avec la participation de différentes institutions gouvernementales pour garantir la transparence.

De plus, il a noté que la documentation requise est déjà en place pour procéder à l'enchère, après avoir pris des mesures pour récupérer les informations liées à l'acquisition initiale de l'avion.

En matière financière, le secrétaire aux Finances a indiqué que le Gouvernement travaille au placement d'obligations à travers le marché national et international.

Ces ressources permettront de faire face aux engagements prévus dans le cadre du budget et aux obligations en cours de l'Etat.

Le responsable a souligné que le système électrique hondurien nécessite des investissements de plus de 600 millions de dollars pour renforcer ses infrastructures. Le secrétaire aux Finances a reconnu que Banadesa est confrontée à un défaut de paiement de près de 48%, malgré les injections de capitaux reçues ces dernières années. (PHOTO : El Heraldo)

Hernández Hércules a expliqué qu'on envisage une émission responsable qui ne dépassera pas 16 milliards de lempiras.

Comme expliqué, une partie importante de ces fonds sera utilisée pour payer les dettes accumulées auprès des producteurs d’énergie.

Le responsable a indiqué que ces obligations font partie des défis financiers auxquels est actuellement confronté le système électrique hondurien.

Concernant les réformes énergétiques discutées au Congrès national, Hernández Hércules a précisé que ces mesures ne représentent pas une solution définitive aux problèmes de l'ENEE.

Le secrétaire a expliqué qu'elles faisaient partie d'un ensemble d'actions nécessaires pour tenter d'améliorer la situation de la compagnie nationale d'électricité.

« L'approbation de ce décret ne garantit pas le sauvetage de l'ENEE, il ne réduira pas les pertes, ce décret législatif n'est qu'une pièce du formidable puzzle que nous avons pour sauver l'ENEE », a-t-il exprimé.

Parmi les principaux défis, il a mentionné la réduction des pertes, de nouveaux investissements dans les infrastructures et une plus grande concurrence sur le marché de l'énergie.

Selon le responsable, des investissements de plus de 600 millions de dollars sont nécessaires pour renforcer le système.

Le chef des Finances a assuré que l'émission d'obligations ne dépassera pas 16 milliards de lempiras, dans le cadre d'une stratégie de gestion responsable de la dette. Hernández Hércules a déclaré que les réformes énergétiques ne représentent qu'une partie des actions nécessaires pour récupérer l'ENEE. (Photo : avec l'aimable autorisation)

Le chef des Finances a également abordé la situation de Banadesa, une institution qui cherche à renforcer l'accès au financement pour les petits et moyens producteurs.

Il a toutefois reconnu que la banque était confrontée à un défaut de paiement proche de 48%, malgré d'importantes injections de capitaux ces dernières années.

Hernández Hércules a souligné que si des irrégularités étaient constatées au sein de l'institution, il appartiendrait à des organismes tels que la Cour supérieure des comptes et le ministère public de mener les enquêtes correspondantes.

Il a enfin réitéré que les différentes mesures économiques visent à respecter les engagements de l'Etat et à avancer des solutions pour les secteurs jugés prioritaires.