La prévention des maladies a de nouveau occupé une place prioritaire au Honduras en raison de la présence de cas de rougeole et du record de décès d'enfants liés à la coqueluche.
Les autorités sanitaires cherchent à impliquer le système éducatif dans la vérification du calendrier vaccinal des élèves, sans que la carte ne devienne un obstacle à l'inscription.
La directrice du Programme élargi de vaccination, Odalys García, a expliqué que l'une des actions que l'on cherche à mettre en œuvre, une fois que les réglementations de la loi sur les vaccins avanceront, consistera pour le ministère de l'Éducation à demander aux parents ou tuteurs le carnet de vaccination des mineurs au moment de leur inscription.
Le responsable a souligné que la vaccination est obligatoire au Honduras, mais a indiqué que des travaux sont toujours en cours sur les mécanismes permettant d'appliquer efficacement les dispositions de la législation. À cette fin, la Santé organise des réunions avec le Congrès national pour faire avancer les réglementations et établir une participation plus active du système éducatif.
L'intention, selon Odalys García, n'est pas de créer un mécanisme qui exclurait des salles de classe les mineurs dont le calendrier vaccinal est incomplet. L’objectif est d’identifier les étudiants qui doivent compléter leurs vaccinations et de faciliter leur accès à la protection correspondante.
La loi hondurienne sur les vaccins comprend déjà des dispositions liées à la présentation de la carte. L'article 18 établit que les mineurs de moins de 18 ans qui entrent dans les établissements d'enseignement doivent le présenter pour vérification. De son côté, l'article 31 prévoit que les établissements d'enseignement publics et privés doivent exiger ce document, mais établit expressément que le défaut de présentation de la carte ne constitue pas un obstacle à l'admission de l'étudiant.
Le règlement prévoit également que lorsqu'un élève ne possède pas la carte, le centre éducatif doit l'orienter vers l'établissement public de santé le plus près pour l'obtenir. De plus, les établissements d’enseignement doivent conserver des informations sur le statut vaccinal de leurs étudiants, qui peuvent être exigées par le ministère de la Santé.

La rougeole représente l'une des principales préoccupations des autorités sanitaires. García a mis en garde contre le risque posé par la circulation du virus dans les pays de la région, notamment en raison du mouvement constant de personnes entre le Honduras et le Guatemala.
La situation devient d’autant plus pertinente que le Honduras maintient depuis des années une situation favorable face à cette maladie. Selon les déclarations du directeur du PAI publiées ce jeudi, le pays compte déjà 13 cas confirmés de rougeole.
La possibilité que le virus continue à pénétrer sur le territoire hondurien accroît l’importance de maintenir une couverture vaccinale élevée, en particulier chez les enfants et les adolescents qui passent une grande partie de leur temps dans des espaces collectifs tels que les écoles.
La loi sur les vaccins elle-même prévoit une vaccination extraordinaire lorsqu'il existe un risque d'introduction de maladies transmissibles dans le pays, ainsi qu'en cas d'épidémie ou de réapparition de maladies qui avaient été contrôlées ou éradiquées.
En juin 2026, l'Organisation panaméricaine de la santé a signalé que la PAI élaborait un processus national pour renforcer les capacités de vaccination et de microplanification, dans le but d'améliorer la couverture dans les différentes régions sanitaires du pays.
La coqueluche est une autre maladie qui a suscité l'inquiétude des autorités. García a signalé que 17 enfants sont morts de cette maladie et a lié ces cas à des mineurs qui n'avaient pas les vaccins correspondants, ainsi qu'à des mères qui n'étaient pas non plus immunisées.

Dans le cas des écoles, cette protection devient particulièrement importante en raison de la concentration des élèves dans des espaces où les maladies respiratoires et autres infections peuvent se propager plus facilement.
Pour les autorités sanitaires, la participation de l'Éducation permettrait de détecter plus facilement les élèves qui ont des doses en attente et de favoriser leur mise à jour.
L’idée ne se limite pas à l’examen des documents lors du processus d’inscription. L’objectif est que le système éducatif contribue à identifier d’éventuelles lacunes en matière de vaccination et facilite l’orientation des mineurs vers les services de santé correspondants.
Le ministère de la Santé a également progressé dans la modernisation du registre de vaccination.
Un accord publié en 2026 établit le Système national de vaccination comme système officiel d'enregistrement numérique des activités de vaccination et propose sa coordination avec les systèmes d'information du ministère de la Santé.