Les pseudonymes « Diablo » et « Tan » seront jugés pour homicide au Costa Rica sous l'accusation de crime organisé

Les dates des procès d'Alejandro Arias Monge – dit « Diablo » – et de Jonathan Pérez Méndez, alias « Tan », ont déjà été fixées. Ils doivent répondre d'accusations de meurtre devant le Tribunal pénal spécial pour crime organisé (JEDO) de San José. L'étape orale et publique aura lieu entre le 1er avril et le 18 juin 2027, comme l'a confirmé le Département de Presse du Pouvoir Judiciaire.

La résolution judiciaire, identifiée sous le numéro 045-2026, a été rendue à l'issue d'une audience tenue ce mercredi. Les juges ont accepté la demande du procureur général de la République, Carlo Díaz Sánchez, qui a demandé que la procédure pour homicide simple soit traitée comme une affaire de criminalité organisée. Cette décision implique que le dossier 23-000010-0601-PE sera entendu sous juridiction spécialisée.

En réponse à la gravité de l'accusation, le ministère public a demandé la prolongation des mesures de précaution pour les deux accusés. Une notification formelle de ces dispositions sera faite prochainement et par écrit aux parties concernées. Actuellement, Arias reste en détention préventive pendant trois mois, tandis que Pérez purge une peine de cinq mois, toutes deux précédemment dictées par le tribunal pénal de Pococí lorsque l'affaire était encore en cours ordinaire. Selon L'Observateur, Ce changement de juridiction permettra au processus pénal d'avancer selon les paramètres de la législation spéciale sur le crime organisé.

Le ministère public a demandé la prolongation des mesures de précaution pour Arias Monge et Pérez Méndez dans le cadre de la procédure d'homicide. (Ministère de la Justice et de la Paix)

Le transfert du dossier à la justice spécialisée signifie que l'affaire sera jugée dans le cadre réglementaire du crime organisé. Cela affecte principalement la durée maximale de la détention préventive, qui au Costa Rica s'élève à 18 mois pour ces crimes, soit une prolongation par rapport à la limite ordinaire de 12 mois. La nouvelle étape procédurale ajuste également les conditions des mesures conservatoires, qui seront revues conformément à la législation spéciale.

Parallèlement à la procédure d'homicide, Alejandro Arias Monge fait face à un autre dossier judiciaire très médiatisé connu sous le nom d'affaire « Colorado ». L'audience préliminaire de cette procédure est prévue le 1er septembre devant le tribunal pénal spécialisé pour la délinquance organisée. Il s'agit d'une enquête beaucoup plus vaste, où comparaissent 33 accusés, dont le compagnon, le père et la sœur d'Arias Monge, qui doivent comparaître pendant un mois de procédure.

Dans ce dossier apparaît également Jonathan Pérez Méndez, alias « Tan », détenu avec Arias à Sarapiquí. Selon le bureau du procureur, l'organisation prétendument dirigée par « Diablo » opérait à Limón et Pococí, où elle gérait la distribution et la vente de cocaïne et de marijuana, et entretenait des liens avec d'autres gangs pour négocier des expéditions. L'accusation décrit une structure hiérarchique dans laquelle Arias Monge donnait des ordres directs et les revenus générés étaient légitimés dans le système financier national.

Alejandro Arias Monge est également confronté au dossier « Colorado », dont l'audience préliminaire est prévue le 1er septembre avec 33 accusés. (Photo : avec l'aimable autorisation)

L'affaire « Colorado » illustre l'ampleur des enquêtes contre Arias Monge, qui en plus d'être accusé d'homicide, est identifié comme le chef présumé d'un réseau criminel dédié au trafic de drogue et au blanchiment d'argent. La défense de plusieurs proches, dirigée par l'avocat Gregorio Briglia Peralta, a annoncé qu'elle chercherait à démontrer l'origine licite des biens de ses clients et rejette que la consanguinité implique une responsabilité pénale.

Au cours du mois prochain, le tribunal analysera le degré de responsabilité de chaque accusé et déterminera la portée réelle de la structure indiquée par le parquet. La résolution de ce processus sera essentielle pour l'avenir judiciaire d'Arias Monge et du reste des personnes impliquées, dans un contexte où les autorités cherchent à répondre avec plus de rigueur aux crimes attribués au crime organisé.