Le Mides du Guatemala a réformé la réglementation du programme de transport gratuit pour les personnes âgées et permettra aux entreprises de corriger les erreurs ou omissions dans leurs dossiers avant d'être exclues du processus.
La mesure, formalisée par l'accord ministériel DS-121-2026, vise à élargir la participation des transporteurs autorisés à recevoir une compensation de l'État pour la fourniture gratuite du service.
La modification a été signée le 4 septembre 2026 et modifie plusieurs articles du règlement précédemment approuvé dans l'accord ministériel DS-39-2026. Les dispositions précédentes qui n'ont pas été modifiées restent pleinement en vigueur.
Le nouveau cadre fixe au 31 octobre 2026 la date limite pour que les transporteurs intéressés terminent le processus d'autorisation. Les entreprises doivent remplir les conditions administratives et financières pour accéder au régime d’indemnisation.

Les dossiers présentant des défauts documentaires ne seront plus définitivement écartés dès le premier examen. Les opérateurs pourront corriger et compléter les informations requises dans le délai imparti, ce qui permettra de poursuivre l'analyse de leurs demandes.
La réforme vise à ce qu'un plus grand nombre d'entreprises de transport accomplissent les démarches nécessaires pour être reconnues comme bénéficiaires des paiements de l'État. Cette autorisation est la condition pour qu'ils puissent facturer les déplacements gratuits effectués par les personnes âgées.
Le ministère du Développement social a également précisé la manière dont les rapports de service doivent être présentés. Chaque bénéficiaire d'indemnisation devra soumettre les informations dans les cinq premiers jours ouvrables du mois suivant la période de déclaration.
Les données ne seront pas cumulables. Le portefeuille validera uniquement les services correspondant au mois immédiatement précédent, donc les enregistrements des périodes précédentes présentés en dehors de cette plage ne seront pas pris en compte pour calculer le paiement.
Le mois de décembre aura un calendrier différent en raison de la clôture de l'année fiscale. Le premier rapport devra être remis au plus tard le 18 décembre 2026 et comprendra les prestations réalisées entre le premier et le 17 de ce mois.
Le deuxième versement couvrira les 14 jours restants du mois de décembre. Avec ce pôle, Mides maintiendra le relevé et la validation des déplacements effectués en fin d'année sans modifier le système d'indemnisation actuel.
Le programme réglementé par le ministère du Développement social fonctionne séparément du programme de contribution économique pour les personnes âgées, administré par le ministère du Travail et de la Protection sociale. Cette dernière distribue 500 quetzales par mois aux personnes âgées de 65 ans ou plus qui vivent dans une extrême pauvreté, ne perçoivent pas de pension et ne travaillent ni pour l'État ni pour des entreprises privées.
L'avantage économique, connu sous le nom de PAM, a des exigences et une entité responsable différentes de celles établies pour la gratuité du transport. Alors que le premier programme transfère de l'argent aux personnes qui remplissent les conditions socio-économiques établies, le second rémunère les transporteurs qui fournissent le service gratuit.
Le registre du PAM a augmenté de 72,1% sous l'administration actuelle, passant de 172.743 bénéficiaires au début du gouvernement à 297.272 personnes âgées inscrites, selon les chiffres publiés par le ministère du Travail et de la Sécurité sociale en août. Cette augmentation a ajouté 124 529 personnes au registre du programme.
Jusqu'au 31 juillet 2026, le PAM avait exécuté 1 057,46 millions de quetzales, soit 59,3 % de son budget annuel. Le total des ressources allouées pour cette année s'élève à 1 781,99 millions de quetzales.
Les deux mécanismes constituent le réseau de prestations sociales destinées à la population âgée au Guatemala.
La gratuité du transport dépend de la participation des entreprises agréées par le Mides, tandis que la contribution mensuelle est soumise aux conditions d'extrême pauvreté, d'âge, d'absence de pension et de situation professionnelle définies par le ministère du Travail et de la Sécurité sociale.