Avancement de l'enquête sur le meurtre d'un caporal à la frontière entre le Salvador et le Guatemala

Cinq membres présumés d'une cellule de contrebande de marchandises entre le Salvador et le Guatemala resteront en prison provisoire pendant que l'enquête sur le meurtre d'un soldat salvadorien progresse. Le juge du Troisième Tribunal contre le crime organisé de Santa Ana a ordonné cette mesure contre les accusés, qui font face à des accusations de groupes illicites et de contrebande de marchandises. L'un des accusés sera également jugé pour homicide aggravé, après la mort d'un caporal des Forces armées du Salvador (FAES) lors d'une opération à la frontière, selon le parquet.

Selon les informations du Bureau du Procureur général (FGR), les événements se sont produits dans l'après-midi du vendredi 6 février, dans le canton d'El Zapote Brujo, district de Metapán, dans le département de Santa Ana. La Police Nationale Civile (PNC) a indiqué qu'à son arrivée sur les lieux, elle a localisé le corps sans vie d'un militaire en tenue de camouflage à environ 25 mètres de la rivière qui délimite la frontière entre le Salvador et le Guatemala. Le rapport de police a confirmé que la victime appartenait à la deuxième brigade d'infanterie, sous le contrôle opérationnel du commandement de Sumpul.

Le FGR a identifié les prévenus comme étant David Salterio Polanco, identifié comme le principal auteur de l'homicide aggravé, Mario Ernesto Guevara Pineda, Aldo Avelar López, Meybelin Michelle Martínez Flores et Justin Alexander Ramírez Maldonado. Selon l'accusation, le groupe a été surpris en essayant d'introduire plusieurs cartons de cigarettes de la marque « Royal », interdites dans le pays, par un passage frontalier non autorisé.

Le bureau du procureur général

Les autorités ont précisé que les soldats du commandement de Sumpul ont détecté la présence des individus et, après les avoir interceptés, ils ont pris la fuite, abandonnant la marchandise. Au cours de l'opération, le caporal Pablo Israel Cortes Recinos a réussi à capturer David Salterio Polanco, qui l'a blessé avec une pierre, lui a arraché son fusil et, après une lutte, lui a tiré dessus, provoquant sa mort sur place. Par la suite, les personnes impliquées ont été localisées et capturées lors d'une opération de recherche, a rapporté la FGR à travers ses réseaux sociaux.

Le ministre de la Sécurité publique et de la Justice, Gustavo Villatoro, a déclaré que ce cas correspond au sixième passage illégal de marchandises détecté dans la zone au cours des derniers mois. Il a souligné que, au cours de la procédure, les autorités ont saisi deux véhicules, des motocyclettes et le chargement illicite. En outre, il a prévenu qu'il y avait des citoyens guatémaltèques impliqués, qui seront recherchés par la justice.

Lors de la présentation des détenus, Villatoro a souligné que le gouvernement a déclaré une « guerre totale » contre les structures dédiées à la contrebande. Comme l'a indiqué la FGR, le processus judiciaire se poursuivra tandis que de nouvelles procédures d'enquête seront menées pour déterminer l'éventuelle participation d'un plus grand nombre de personnes au réseau criminel.

La première audience s'est tenue devant le Troisième Tribunal contre le crime organisé de Santa Ana. La FGR et la PNC poursuivent l'enquête pour clarifier les faits et établir les responsabilités pénales.

Les autorités ont saisi deux véhicules et des motos

Dans le contexte de l'intensification des actions de l'État contre le crime organisé, la FGR a signalé que, grâce aux réformes de la loi contre le crime organisé, le deuxième tribunal contre le crime organisé de San Salvador a imposé des peines allant jusqu'à 75 ans de prison à 163 membres du gang MS qui opéraient dans les secteurs de La Libertad. Les peines, prononcées sous le régime d'exception, correspondent à des délits impliquant des groupes illicites, un trafic illicite, une détention illégale ou irresponsable, un port ou une conduite d'armes à feu et des organisations terroristes.

Parmi les condamnés figurent Giovanni Alexander Ángel Arguello et Emerson Adilson Rodríguez Márquez, condamnés chacun à 75 ans de prison ; Wendy Carolina Peña Cortez, 70 ans ; et Fátima Marcela Palma Domínguez et Karla Alejandra Jordan Guzmán, chacune âgée de 60 ans. Le FGR attribue ces résultats au renforcement juridique et à la coordination interinstitutionnelle dans la lutte contre les structures criminelles.