Ce n’est qu’avec des « changements profonds » que les États-Unis reconnaîtraient le gouvernement Maduro

L’administration du président Joe Biden n’exclut pas la réouverture des voies diplomatiques officielles avec le gouvernement de Nicolás Maduro, selon le sous-secrétaire du département d’État aux affaires de l’hémisphère, Brian Nichols.

Le fonctionnaire, dans une interview avec le a déclaré que les États-Unis devraient voir « des changements profonds et des progrès vers des élections libres et transparentes dans ce pays » pour prendre une décision comme celle-là, quelque chose qu’il a décrit comme « très éloigné de la réalité du moment ».

Washington à l’Assemblée nationale d’opposition, élue en 2015, comme le « seul vestige démocratique du pays » et a souligné que sa « focalisation » sur Nicolás Maduro, qu’il qualifie d' »illégitime », n’a pas changé.

Se référant à la possible reconnaissance d’autres pays à Nicolás Maduro, le responsable a déclaré au que si le traitement du gouvernement « pousse » vers des fins spécifiques, il serait « approprié ».

Parmi les exigences, Nichols a souligné que la communauté internationale peut « insister pour que le régime de Nicolás Maduro fasse partie de la Commission interaméricaine des droits de l’homme, qu’il accepte les recommandations de la mission d’observation électorale de l’Union européenne et que les droits fondamentaux des les gens ».

Pour l’administration Biden, a-t-il dit, l’important est de soutenir un processus démocratique au Venezuela, qui passerait par les négociations au Mexique entre Maduro et la soi-disant Plate-forme unitaire, qui rassemble diverses voix de l’opposition vénézuélienne.

Dimanche dernier, dans une interview avec Télésur, pour reprendre les relations diplomatiques avec le gouvernement américain et d’autres.

Des législateurs républicains, comme le sénateur Marco Rubio, ont indiqué que le gouvernement du démocrate Joe Biden cherchait à ouvrir des voies diplomatiques formelles avec Maduro, après plusieurs rapprochements avec Caracas depuis mars 2022. La Maison Blanche l’a publiquement exclu.

Actifs vénézuéliens aux États-Unis

Consulté par le Nichols a indiqué que le gouvernement américain n’exclut pas la possibilité d’une « modification de la réglementation » interne pour permettre à l’Assemblée nationale de 2015 de superviser les actifs de l’État vénézuélien aux États-Unis, y compris la filiale pétrolière de Petróleos de Venezuela CITGO.

Le responsable a souligné que les modifications du statut seront apportées « si nécessaire », car « nous ne savons toujours pas exactement quelle forme il prendra []car ils débattent encore au sein de l’Assemblée nationale ».

Après l’élimination du gouvernement intérimaire, soutenu depuis quatre ans par les Etats-Unis, la nouvelle directive du corps législatif prévoit de présenter une commission chargée de superviser les avoirs du pays pétrolier dans le monde.

Selon les mots d’Eric Farnsworth, vice-président du Conseil des Amériques, « les États-Unis se sont retrouvés dans une position très difficile » après la décision parlementaire.

« Ces questions vont devoir être résolues maintenant devant la Cour et elles vont être très politisées », a-t-il déclaré au Farnsworth.