Ce sont les restrictions qui s'appliqueront lors du référendum en Équateur

Le dimanche 16 novembre 2025, l'Équateur organisera un référendum et une consultation populaire dans le cadre d'un vaste déploiement de sécurité. Le Conseil national électoral (CNE), ainsi que 20 autres institutions de l'État, ont mis en œuvre un ensemble de mesures restrictives visant à garantir une journée paisible et sans incident. Ces dispositions vont de l'interdiction de l'utilisation des téléphones portables à l'intérieur des bureaux de vote à l'inspection des sacs à dos et au contrôle strict des foules à l'extérieur des circonscriptions électorales.

L'opération a été coordonnée par l'intermédiaire de la Table de sécurité nationale, installée dans les installations ECU-911 à Quito. La présidente du CNE, Diana Atamaint, a souligné qu'il s'agit d'une « étape technique et humaine qui demande de la coordination, de l'expérience et de la rigueur ». Le système disposera de 5 700 caméras de vidéosurveillance actives dans tout le pays et de 3 100 responsables opérationnels en cas d'urgence, selon les autorités de sécurité.

L'un des points clés de l'opération sera l'inspection des sacs à dos ou des valises que les citoyens apportent avec eux dans les centres de vote. Les personnels de la Police Nationale et des Forces Armées seront autorisés à effectuer ces contrôles aux entrées. En outre, les électeurs ne seront pas autorisés à rester en dehors de l'enceinte une fois qu'ils ont voté, dans le but d'éviter des concentrations qui pourraient être utilisées par des groupes criminels pour déstabiliser le processus.

Le CNE a déjà démarré avec

L'utilisation de téléphones portables et de tout appareil électronique dans la circonscription électorale sera également strictement interdite. Cette mesure, qui a déjà été appliquée lors du deuxième tour présidentiel d'avril 2025, vise à empêcher que des photos du scrutin soient prises, une pratique qui peut violer le vote secret et ouvrir la porte à des pressions indues ou à l'achat de voix. Ces derniers jours, le CNE a entériné cette interdiction de la télévision nationale, soulignant son caractère obligatoire.

D'autres recommandations incluent de ne pas se rendre dans les centres de vote avec des enfants et de restreindre les vendeurs ambulants autour des circonscriptions. En ce sens, le CNE a adressé des demandes formelles aux communes pour contrôler cette activité informelle qui peut également contribuer à la formation d'agglomérations. Les caméras ECU-911 seront programmées pour alerter les autorités en cas de mouvements suspects ou de grands rassemblements susceptibles de compromettre l'ordre public.

Ces mesures sont appliquées dans un contexte de préoccupations croissantes en matière de sécurité. Le 14 octobre, une voiture piégée a explosé à Guayaquil, déclenchant des alertes dans plusieurs provinces considérées à haut risque comme Manabí, Los Ríos et El Oro. Les forces armées ont entamé un travail de renseignement précoce pour empêcher les groupes du crime organisé d'interférer avec le processus électoral.

Pour des raisons de sécurité, il est recommandé de

Le CNE a également renforcé les mécanismes de sécurité des documents. Au 26 octobre, 42,62 % des 13,9 millions de bulletins de vote prévus avaient été imprimés. Chacun dispose de trois niveaux de sécurité qui incluent des microtextes, des codes-barres et QR, des effets anti-copie et des encres spéciales conçues par l'Institut géographique militaire (IGM) pour empêcher tout type de falsification.

Pour garantir la transparence du processus, le corps électoral a jusqu'à présent accrédité 781 observateurs, dont 740 nationaux et 41 internationaux.

La journée sera également précédée par d'importantes restrictions légales : la loi sèche entrera en vigueur du vendredi 14 novembre à midi jusqu'au lundi 17 à midi, interdisant la vente et la consommation de boissons alcoolisées.

Par ailleurs, à partir des 48 heures précédant le jour du référendum, le silence électoral prévaudra, empêchant la diffusion de propagande politique dans les médias et les réseaux sociaux. Ceux qui ne respecteraient pas ces dispositions s'exposent à des sanctions économiques : jusqu'à 50 % du salaire de base pour les contrevenants à la loi sèche, et jusqu'à 70 % en cas de violation du silence électoral, conformément au Code de la démocratie.