C'est ainsi que le commandement de Nasry Asfura a célébré le nouveau revirement du décompte des voix au Honduras

Le moment où il est annoncé sous le commandement de Nasry Asfura qu'il est devenu le leader du décompte des voix au Honduras

Au sein du commandement de campagne de Nasry Asfura, la nuit du 3 décembre a été vécue sous une tension qui a mis à rude épreuve la patience de tous les partisans et dirigeants présents. Les lumières des téléviseurs et des ordinateurs ont illuminé les visages impatients, tandis que le murmure collectif restait à peine contenu en raison des retards et des échecs constants du système des résultats préliminaires du Conseil National Électoral (CNE). Dehors, les adeptes se sont rassemblés en petits cercles, attentifs aux notifications et avec leur téléphone portable à la main, dans l’attente d’une bonne nouvelle.

Tout a changé après minuit, lorsque, après une nouvelle défaillance du système, le conseil d'administration a finalement reflété le changement de tendance tant attendu : Asfura a dépassé Salvador Nasralla dans le décompte des voix présidentielles. Le dernier découpage publié par le CNE place Asfura en tête avec 1.078.581 voix, ce qui représente 40,02% du total dépouillé. Nasralla chute à la deuxième place avec 1 072 648 voix (39,80 %). La nouvelle a déclenché l’euphorie parmi les personnes présentes dans la salle, remplie de cris et d’applaudissements. Le moment a été enregistré dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux qui est rapidement devenue populaire. « Oui, c'était possible, oui, c'était possible ! » Des dizaines de voix rugirent, les bras levés. La joie s'est ressentie aussi bien chez ceux qui ont sauté en l'air que chez les plus sobres, qui ont serré les poings avec une discrète satisfaction.

La journée avait débuté dans une ambiance incertaine, marquée par les déclarations du CNE lui-même sur des problèmes techniques sur le site des résultats. Le corps électoral a confirmé mardi matin que la page s'était effondrée en raison de « problèmes techniques », laissant les citoyens sans accès à l'information en temps réel. Au moment de la première chute, seulement 515 voix séparaient Asfura de Nasralla. Jusqu'à la nuit précédente, le candidat du Parti Libéral, Nasralla, maintenait un avantage de 13.927 voix sur Asfura, du Parti National, après un examen d'un peu plus de 80% des procès-verbaux. Les données placent les deux candidats présidentiels au-dessus du million de voix et relèguent la candidate officielle LIBRE, Rixi Moncada, à la troisième place avec 19,01% des soutiens. Le contexte politique a été rendu encore plus complexe par les relations fluctuantes entre Nasralla et le président Xiomara Castro, qu'il avait accompagné en tant que vice-président et qu'il avait également affronté en tant qu'opposant électoral.

La différence entre Asfura et

Malgré le climat de triomphe improvisé qu'a connu le commandement nationaliste, la prudence est restée parmi les hauts dirigeants, attentifs aux appels du CNE : le corps électoral a jusqu'à 30 jours pour officialiser le vainqueur, délai pendant lequel doivent se terminer le dépouillement, le traitement et les éventuelles corrections. Asfura et Nasralla ont évité de se déclarer vainqueurs en public, malgré le fait qu'ils ont tous deux affirmé avoir certifié les enregistrements de tous les votes et se sont déclarés vainqueurs virtuels auprès de leurs partisans.

Les rues de Tegucigalpa et d'autres villes honduriennes sont restées vigilantes depuis dimanche, les sympathisants des deux côtés attendant un signe définitif. Les élections générales du week-end dernier définiront, avec la présidence, l'intégration du Congrès national et des mairies des 298 municipalités du pays.