L'autorité chargée de contrôler la conduite éthique des fonctionnaires du Panama a imposé des sanctions à onze fonctionnaires après avoir vérifié de graves violations du Code d'éthique, une décision qui place une fois de plus le comportement de ceux qui exercent des fonctions publiques au centre du débat.
Les cas incluent le népotisme, les conflits d'intérêts, le non-respect des horaires de travail et le manque d'exigences académiques, dans un contexte marqué par des questions d'intégrité institutionnelle.
Les sanctions correspondent à des dossiers administratifs ouverts dans différentes entités de l'État, après des enquêtes qui ont confirmé de graves violations de la réglementation qui régit l'exercice de la fonction publique.
L'Autorité nationale pour la transparence et l'accès à l'information (ANTAI), l'organe directeur en matière d'éthique et de transparence, a indiqué que les processus ont été élaborés conformément aux principes de légalité et de régularité de la procédure.
Parmi les cas analysés figure une plainte anonyme déposée contre les responsables de la Loterie Nationale de Charité pour un cas présumé de népotisme.
L'enquête a révélé que les filles des fonctionnaires avaient été nommées au sein de l'institution alors que leurs mères occupaient des postes de direction.
Bien que les filles aient ensuite présenté leur démission, le processus s'est poursuivi et a abouti à des recommandations de licenciement et à des sanctions administratives à l'encontre des responsables.

Un autre dossier concernait le maire du district de Remedios, dans la province de Chiriquí, après que l'existence d'une relation avec une personne nommée au sein de la structure municipale ait été prouvée.
L'enquête a confirmé que la personne faisait partie de l'organigramme de la commune, pour laquelle une pénalité équivalente à 50 % de son salaire mensuel a été infligée au maire.
Des sanctions ont également été enregistrées contre des fonctionnaires de l'Université de Panama pour des cas de népotisme, ainsi que contre des fonctionnaires de l'Autorité des transports en commun et des transports terrestres qui ne possédaient pas les diplômes universitaires requis pour les postes qu'ils occupaient.
Dans d'autres dossiers, le non-respect des horaires de travail a été avéré, ce qui a donné lieu à des sanctions conformément au Code de déontologie.
La diversité des cas montre que les fautes éthiques ne sont pas concentrées dans une seule institution ou à un niveau spécifique de l’État, mais traversent plutôt différents secteurs de l’administration publique.
L'ANTAI est une entité autonome créée par la loi 33 du 25 avril 2013, chargée d'assurer la transparence de la gestion publique, de garantir l'accès à l'information de l'État et de contrôler le respect des principes éthiques par les fonctionnaires.

Parmi ses fonctions figure l'application du Code d'éthique des fonctionnaires, qui établit des normes en matière de probité, d'impartialité, d'utilisation appropriée du temps de travail et l'interdiction de pratiques telles que le népotisme et les conflits d'intérêts.
Leur travail consiste à recevoir les plaintes des citoyens, à ouvrir des enquêtes administratives, à vérifier les documents, à interroger les personnes impliquées et à émettre des sanctions ou des recommandations aux institutions correspondantes.
Les mesures peuvent aller d'amendes allant jusqu'à 50 % du salaire mensuel à des recommandations de licenciement ou au renvoi des dossiers à d'autres instances lorsque d'éventuelles infractions plus graves sont détectées.

En 2025, des sanctions ont été enregistrées contre des fonctionnaires des municipalités, des conseils communautaires et d'autres entités pour népotisme, conflits d'intérêts et utilisation inappropriée du temps de travail. Dans certains cas, les enquêtes ont abouti à des sanctions financières et à des recommandations de licenciement.
Les enregistrements liés à l'utilisation des ressources publiques pour des activités personnelles pendant la journée de travail, ainsi que l'embauche de membres de la famille dans la même unité administrative, ont également été documentés. Les années précédentes, les sanctions comprenaient des amendes pour non-respect du code d'éthique à différents niveaux de l'administration publique.
Cet historique montre une continuité dans l’application des mesures disciplinaires. Cependant, le volume des dossiers a également alimenté le débat sur l'efficacité des sanctions administratives en tant qu'outil de prévention des pratiques irrégulières dans le secteur public.