Quelque 90 Vénézuéliens sont restés bloqués mercredi à l’aéroport de Guayaquil car la compagnie aérienne engagée par le gouvernement vénézuélien pour les rapatrier n’a pas l’autorisation de voler dans l’espace aérien équatorien.
L’autorité aéroportuaire de Guayaquil a expliqué sur son compte Twitter que le séjour des ressortissants vénézuéliens relève de l’entière responsabilité du ministère des Affaires étrangères et du consulat vénézuélien, qui avaient réservé un avion de la compagnie aérienne Conviasa pour leur transport.
Il a expliqué que le permis d’exploitation de cette société a été révoqué il y a trois semaines parce qu’il n’est pas conforme aux normes d’exploitation aéronautiques et a souligné que des représentants du consulat vénézuélien sont entrés dans ce secteur de l’aéroport mardi soir pour demander à leurs compatriotes de ne pas se retirer avant l’Équateur. autorise l’exploitation de l’aéronef.
Cette compagnie aérienne, avec laquelle le gouvernement vénézuélien coordonne les actions de rapatriement dans le cadre du plan appelé Plan Vuelta a la Patria, a connu des problèmes similaires dans des pays comme l’Argentine, la Colombie et l’Uruguay.
Le Bureau des Nations Unies pour les réfugiés, le HCR, estime qu’environ six millions de personnes ont quitté le Venezuela, embourbées dans une profonde crise économique et sociale. La Colombie est le pays où se sont installés le plus de Vénézuéliens, quelque 2,5 millions.
La municipalité de Guayaquil a indiqué qu’elle coordonnait des actions pour transférer les Vénézuéliens bloqués dans cette ville portuaire vers des abris temporaires le temps que la situation soit résolue.
L’Équateur ne dispose pas de chiffres officiels sur les immigrants vénézuéliens car beaucoup sont arrivés pendant la pandémie sans passer par les contrôles d’immigration, notamment par la zone frontalière avec la Colombie. Mais selon la Plateforme pour les réfugiés et les migrants du Venezuela, il y a environ 502 000 citoyens de ce pays.