Foro Penal a signalé qu'il y a 508 prisonniers politiques au Venezuela en pleine procédure d'amnistie.

Au total, 508 personnes restent détenues au Venezuela pour des raisons politiques, comme le rapporte ce mercredi l'ONG Foro Penal, une organisation qui mène la défense de ces prisonniers dans le pays, où avance un processus d'amnistie.

Sur ce total, 454 sont des hommes et 54 des femmes, selon les données de l'organisation non gouvernementale, qui recense 329 prisonniers politiques civils et 179 prisonniers militaires. En outre, il a indiqué que l'un des détenus était un adolescent.

Depuis 2014, l'ONG a recensé 19 012 arrestations politiques dans ce pays sud-américain. Actuellement, une amnistie est en cours pour 13 événements spécifiques survenus entre 1999 et 2026.

Le message du Forum Pénal

Foro Penal a également indiqué que plus de 11 000 personnes restent « arbitrairement soumises à des mesures restreignant leur liberté ».

Le Parlement, sous le contrôle du chavisme, a approuvé le 19 février une loi d'amnistie pour les procès des prisonniers politiques depuis 1999, même si son application sera limitée à 13 événements enregistrés sur 13 années différentes, laissant de côté les autres cas de cette période et ceux liés aux opérations militaires.

Le gouvernement nie l'existence de prisonniers politiques et affirme qu'il s'agit d'individus ayant commis des crimes, une position réfutée par plusieurs ONG de défense des droits de l'homme et partis d'opposition.

Jusqu'à vendredi dernier, le Parlement dénombrait 7.654 personnes bénéficiant de l'amnistie : 247 libérées de prison et 7.407 qui bénéficiaient de mesures de précaution et jouissent désormais d'une totale liberté.

Un graphique de Foro Penal

Ce mercredi, le Comité pour la liberté des prisonniers politiques (CLIPP) a dénoncé le transfert arbitraire de 12 prisonniers politiques qui se trouvaient dans la cellule de police connue sous le nom de Zone 7, une mesure qui, selon l'organisation, vise à « démanteler » le camp où leurs proches attendaient de nouvelles libérations.

Mercredi également, 26 ONG vénézuéliennes ont demandé au président colombien, Gustavo Petro, de promouvoir de pleines garanties des droits humains pour les Vénézuéliens lors de sa rencontre avec le président en charge du Venezuela, Delcy Rodríguez, prévue ce vendredi.