La CIJ annoncera sa décision sur les mesures demandées par la Guyane contre le référendum consultatif pour Essequibo

La Cour internationale de Justice (CIJ) annoncera vendredi, lors d’une audience publique, sa décision sur la demande de mesures provisoires présentée par la Guyane contre le référendum consultatif sur le territoire d’Essequibo promu par le gouvernement du Venezuela et qui aura lieu dimanche.

« Le juge Joen Donoghue, président de la Cour, lira l’ordonnance », indique un communiqué publié mardi par la CIJ.

Le 3 décembre, le Venezuela organisera un référendum au cours duquel, entre autres questions, il demandera aux Vénézuéliens s’ils approuvent l’annexion de la Guyane Esequiba, un territoire contesté d’environ 160 000 kilomètres carrés, en tant qu’État et son incorporation dans la carte du territoire vénézuélien. s’ils sont d’accord pour ne pas reconnaître la CIJ pour résoudre le différend territorial.

Fin octobre, la Guyane a présenté une demande de mesures provisoires estimant que le Venezuela ne devrait pas organiser de référendum jusqu’à ce que la CIJ se soit prononcée sur les questions de fond pour déterminer si la sentence arbitrale de 1899 est valide.

Ces derniers jours, la CIJ a tenu des audiences pour entendre les parties. L’État vénézuélien a répondu à la demande de la Guyane et a prévenu que « rien n’empêchera la tenue du référendum prévu le 3 décembre ».

que le référendum consultatif cherche à obtenir le soutien populaire pour rejeter la compétence de la CIJ dans le différend territorial et, après consultation, annexer par la force le territoire contesté.

Le Venezuela ne reconnaît pas le mécanisme judiciaire comme moyen de résoudre la controverse et maintient que l’Accord de Genève est le « seul instrument valable » pour la résoudre.

En 1966, l’Accord de Genève a été signé pour régler le conflit de souveraineté, après que le Venezuela ait considéré comme nulle et non avenue la sentence arbitrale de Paris de 1899 qui avait cédé le territoire à la Grande-Bretagne, qui maintenait alors la Guyane comme colonie.

En 2018, la Guyane s’est adressée unilatéralement à la CIJ, la principale instance judiciaire des Nations Unies (ONU), pour demander une solution au différend. La CIJ s’est déclarée « compétente » pour examiner le différend frontalier que le Venezuela et la Guyane entretiennent depuis plus de 100 ans sur le territoire d’Essequibo, auquel le Venezuela s’est opposé.

La controverse historique entre le Venezuela et la Guyane sur le territoire d’Essequibo, une région riche en ressources naturelles, s’est intensifiée ces derniers mois, après que le gouvernement Maduro a rejeté un appel d’offres pétrolier lancé par la Guyane, arguant que les zones côtières étaient en litige.