Le Comité vénézuélien de l'ONG pour la liberté des prisonniers politiques a dénoncé la détention arbitraire de l'avocat Rusbelia Astudillo, identifié comme militante des droits des retraités et consultant de la Fédération nationale des travailleurs judiciaires du Venezuela (FNTJ).
Selon la déclaration publiée sur le réseau social X, « l'incident s'est produit mercredi après-midi 13 août, lorsqu'il a été intercepté par des sujets inconnus dans le secteur des terrasses du club équestre (au sud-est de Caracas), sans montrer une ordonnance du tribunal ni en informant la raison de la détention. »
L'organisation a également signalé que, jusqu'à présent, où se trouve Astudillo est inconnu.
La déclaration indique que « c'est une autre femme âgée qui s'ajoute à la longue liste de personnes détenues pour des raisons politiques au Venezuela, victimes d'un modèle de harcèlement et de persécution qui viole les droits fondamentaux et dénote la politique de la » porte tournante « de l'État vénézuélien ».

L'ONG a exigé que les autorités se renseignent immédiatement sur le lieu de la prison d'Astudillo, garantissent leur intégrité physique, émotionnelle et psychologique, permettent d'accéder à leurs proches, à leurs avocats et aux soins médicaux, en plus de respecter leurs droits à une procédure régulière.
D'un autre côté, l'activiste de l'ONG émerge, Martha Grajales, a été libérée mardi après avoir reçu une mesure de substitut, selon les informations de son mari, Antonio González.
Dans une vidéo publiée sur Instagram, González a indiqué que Grajales avait reçu la mesure à 21h00, heure locale, mardi (1h00 GMT mercredi).
González, également membre d'Emerging, a déclaré que sa femme faisait face à des accusations pour des crimes présumés de complot, d'incitation à la haine et à l'association pour commettre des crimes, que, selon ses mots, ils sont d '«humeur très grave» et qu'elle «ne s'est pas engagée».
Grajales a été arrêté vendredi dernier après avoir participé à un acte devant le siège social des Nations Unies à Caracas, en rejet des agressions subies par des parents de prisonniers politiques qui ont fait une veillée à l'étranger de la Cour suprême de justice (TSJ).