La loi sur la viabilité budgétaire visant à renforcer les finances publiques est en vigueur depuis un an au Salvador. Approuvée en juin 2025 par l'Assemblée législative (expressément), la norme établit des règles en matière d'endettement, de transparence et de discipline budgétaire, et fixe des objectifs pour la dette du secteur public en 2030, 2035 et à long terme.
La loi crée des normes et des lignes directrices pour la stabilité macroéconomique à moyen et long terme. Le texte envisage une règle budgétaire avec des objectifs explicites en matière de dette pour le secteur public, l'élaboration d'un cadre budgétaire à moyen terme et la publication périodique d'informations sur la situation budgétaire et ses perspectives.
L'application de la norme atteint toutes les entités du secteur public non financier, y compris le gouvernement central, les organes exécutifs, législatifs et judiciaires, le ministère public, les institutions décentralisées, les entreprises publiques non financières et les municipalités.
Il comprend également la Commission exécutive hydroélectrique de la rivière Lempa, l'Institut salvadorien de sécurité sociale et les obligations liées au système de retraite.

L'un des points centraux est l'obligation des institutions publiques de fournir au ministère des Finances toutes les informations nécessaires à la consolidation de l'équilibre budgétaire national.
Le ministère est l'entité dirigeante et responsable de la coordination de l'exécution et de la supervision de la norme. Il peut émettre des directives techniques obligatoires et établir des critères de cohérence fiscale pour les différentes entités de l'État.
Le ministère doit également publier mensuellement le solde de la dette du secteur public non financier, y compris la dette des retraites, ventilé par type de créancier, instrument et durée.
La préparation du cadre budgétaire à moyen terme devient un outil de gestion et de prise de décision en matière de politique budgétaire. L'instrument comprend des orientations politiques, des projections économiques, des objectifs annuels en matière d'endettement et une analyse des risques budgétaires, ainsi que l'évolution des finances des entreprises publiques.
Le cadre doit couvrir cinq ans et être publié chaque année sur le portail de transparence fiscale.
La loi fixe des limites à l'endettement du Secteur Public Non Financier avec pour objectif qu'à long terme, la dette avec pensions ne dépasse pas 70% du Produit Intérieur Brut. Pour y parvenir, le solde primaire du secteur public doit refléter une tendance continue à la réduction du ratio dette/PIB.
La règle établit que la dette ne peut pas dépasser 80 % du PIB en 2030 et 75 % en 2035, alors que l'objectif à long terme est prévu pour 2045. Des ajustements et des révisions de ces paramètres peuvent être effectués tous les 10 ans, toujours avec une justification technique de l'exécutif et de l'approbation législative.
La réglementation prévoit également des mécanismes de flexibilité en cas d'événements exceptionnels. La clause de suspension permet de modifier temporairement les objectifs d’endettement en cas d’urgence sanitaire, de catastrophe naturelle, de crise économique ou de forte baisse du PIB.
Dans ces cas, le ministère des Finances doit justifier et publier toute suspension, et définir une nouvelle trajectoire fiscale pour revenir aux limites établies.
Au cours de cette première année, la publication des rapports budgétaires et l'élaboration des cadres budgétaires annuels ont permis un meilleur suivi de l'exécution budgétaire. Le gouvernement a fait état de progrès dans la consolidation de l'information financière et dans l'identification des risques associés aux finances publiques.