Une enquête a modifié la routine à Chalatenango, lorsque des agents de la Police Nationale Civile (PNC) ont complètement restreint l'accès des véhicules à la 4ème rue du centre du département. Une opération d'intervention aurait été menée sur l'entité financière située dans la ville, la zone étant donc fermée et sous stricte surveillance, la détection d'éventuelles irrégularités liées à ses opérations est présumée.
Ce déploiement coïncide avec une inquiétude croissante concernant les stratagèmes de fraude financière qui ont touché des centaines de personnes au Salvador.
La procédure dans les installations de la société financière avec cinq ans de travail comprenait la garde physique du bâtiment et la fermeture temporaire du service public, une mesure inhabituelle qui, selon les informations des médias locaux, visait à obtenir des preuves et à préserver l'intégrité du processus judiciaire.
Auparavant, des images capturées et diffusées sur les plateformes numériques des médias locaux le samedi 14 mars montraient l'homme d'affaires Gerson Orellana, actionnaire de la société financière et personnalité locale du secteur des transports publics, menotté dans un commissariat de police. Malgré la circulation de ces images et leur identification sur les réseaux, jusqu'à présent, les autorités n'ont pas fourni de déclaration officielle sur l'arrestation ni les accusations précisées.

Le modèle économique proposé par l'entité intervenue avait attiré l'attention de la population locale car il promettait un bénéfice mensuel de 10% à ceux qui déposaient leur argent, un taux nettement supérieur à celui de n'importe quelle institution financière réglementée du pays. Le manque de transparence dans les mécanismes permettant de pérenniser ces retours a éveillé les soupçons des experts, notamment après la vague de rumeurs sur la cessation des activités.
En parallèle, des dizaines de personnes ont exprimé leur désaccord en organisant une marche pacifique dans les rues principales de Chalatenango, en soutien à l'homme d'affaires Orellana et en exigeant des réponses claires sur la situation.

Le phénomène des interventions bancaires soupçonnées de fraude n’est pas nouveau dans le pays. Au cours de l'année 2024, un épisode pertinent s'est produit avec la Coopérative d'épargne et de crédit de Santa Victoria (COSAVI), identifiée par le Bureau du Procureur général comme responsable d'un stratagème visant à détourner les fonds de milliers de membres.
L'entité fait l'objet d'une enquête pénale pour blanchiment d'argent présumé, et le ministère public a officiellement demandé la dissolution des sociétés liées, ce qui a eu pour conséquence qu'un grand nombre de personnes concernées restent sans accès à leurs économies, selon les médias salvadoriens.
La série de procédures judiciaires et d'interventions préventives reflète l'augmentation du contrôle des opérations financières informelles et coopératives, une tendance que les experts attribuent à la fois à l'impact social de ces systèmes et à la vulnérabilité de ceux qui, en quête de rendements élevés, sont souvent laissés sans protection par le manque de garanties de l'État en cas de fraude massive.