La Banque centrale de la République dominicaine, l'économie dominicaine, 2025, l'emploi et la pauvreté monétaire
La Banque centrale de la République dominicaine (BCRD) a indiqué que l'économie dominicaine a maintenu un taux d'emploi et de participation à des niveaux historiques en 2025, augmentant ainsi le pouvoir d'achat des ménages et contribuant à réduire la pauvreté monétaire dans le pays. La moyenne annuelle reflète une augmentation annuelle de 133.915 nouveaux emplois nets, principalement dans le secteur formel, indiquant une consolidation de la reprise du marché du travail après l'impact de la pandémie de Covid-19.
Selon le Poursuite de l'enquête nationale sur la population active (Encft), à la fin du quatrième trimestre 2025, la République Dominicaine a atteint un total de 5.168.878 personnes employées, avec une augmentation de 2,3% par rapport à la même période de l'année précédente. Ces progrès ont coïncidé avec une diminution du taux d'informalité, qui s'est établi en moyenne à 54,1% au cours de l'année, soit 1,4 point de pourcentage de moins qu'en 2024. L'emploi formel a été déterminant : les travailleurs formels ont représenté 98,5% de l'augmentation annuelle, avec 131 901 nouveaux employés, par rapport aux travailleurs informels qui ont fourni 2 014 postes. Rien qu'au cours des douze derniers mois, sur les 117 948 nouveaux employés détectés, 85 764 emplois formels et 32 184 emplois informels. Cette tendance montre une formalisation du travail soutenue, avec un taux fin 2025 de 54,2%, toujours supérieur à la moyenne régionale de l'Amérique latine, mais inférieur de 4,7 points de pourcentage au maximum observé pendant la pandémie.
En comparant l'informalité régionale, la BCRD a précisé que ce phénomène continue d'être structurel dans l'Amérique latineoù la moyenne est de 46% selon le Organisation internationale du travailagence spécialisée des Nations Unies. Dans des pays comme la Bolivie, le Pérou et l'Équateur, l'informalité dépasse 70 %, tandis qu'en Uruguay et au Chili elle reste inférieure à 30 %, des chiffres qui contrastent avec le niveau de la République Dominicaine, proche de la médiane régionale, avec une réduction lente mais constante de l'informalité depuis 2021.
L'augmentation de l'emploi était la principale source de revenus des ménages. Selon les données de la Banque centrale, la croissance des revenus du travail et la continuité des programmes sociaux ont stimulé le pouvoir d'achat, ce qui a permis à un plus grand nombre de Dominicains de dépasser le seuil de pauvreté.
Le taux d'emploi, c'est-à-dire la proportion de la population en âge de travailler effectivement employée, était en moyenne de 62,9 % en 2025, la valeur la plus élevée depuis le début de la série statistique en 2014. Dans le même temps, le taux d'activité global, qui inclut ceux qui travaillent et ceux qui recherchent activement un emploi, a atteint 66,2 %.
Le taux de chômage ouvert (SU1), qui inclut les personnes en recherche active d'emploi, s'est élevé à 5,0% en moyenne annuelle pour 2025, marquant une baisse par rapport aux années précédentes et enregistrant l'un des niveaux les plus bas de l'histoire récente. La sous-utilisation élargie de la main-d’œuvre (SU3) a également diminué pour atteindre 9,2 % au cours du dernier trimestre, reflétant une plus grande entrée de personnes sur le marché du travail, y compris celles qui ne cherchaient pas activement d’emploi auparavant.
La population inactive a atteint 2.786.496 personnes au quatrième trimestre 2025, avec un taux d'inactivité de 33,9%, en baisse de 0,7 point de pourcentage par rapport au même trimestre de l'année précédente. Ce groupe fait référence à ceux qui ne travaillent pas ou qui recherchent du travail pour des raisons éducatives, familiales ou de santé.
La création d'emplois formels a dominé la génération d'emplois en 2025. Les salariés ayant accès à la sécurité sociale et les indépendants inscrits au registre national des contribuables reflètent le changement structurel du marché du travail dominicain vers des conditions plus réglementées et protégées.
L'analyse de genre publiée par la BCRD montre que la progression de l'emploi s'est concentrée principalement dans la population féminine, reflétant une plus grande inclusion et un plus grand dynamisme dans des secteurs où elles participaient traditionnellement moins.
Malgré ces progrès, l’informalité reste un défi. Même si le taux est tombé à 54,2 % au dernier trimestre – en dessous du pic de 58,9 % durant la crise sanitaire – la République dominicaine dépasse toujours la moyenne régionale. Les niveaux d’informalité révèlent des défis structurels communs à une grande partie de l’Amérique latine et font référence aux différences entre les nations.
Le phénomène de l’informalité du travail, mis en évidence par Organisation internationale du travailune agence spécialisée des Nations Unies, continue de toucher près de la moitié des travailleurs en Amérique latine (46 %), avec des écarts importants entre les pays : 70 % en Bolivie, au Pérou et en Équateur ; moins de 30 % en Uruguay et au Chili, ce qui explique la difficulté d'une réduction rapide. Dans le contexte dominicain, la modération à la baisse de l’informalité depuis 2021 et l’ouverture économique post-pandémique ont permis d’obtenir des résultats favorables en 2025, selon la Banque centrale.
Les indicateurs du travail placent la République dominicaine à la fin de 2025 avec l’un de ses taux d’emploi les plus élevés et des niveaux de chômage historiquement bas depuis que la série comparative existe.