L'ONG vénézuélienne Comité pour la liberté des prisonniers politiques (CLIPP) a fait état de huit nouvelles libérations dans le cadre du processus lancé le 8 janvier par le gouvernement de la présidente en charge, Delcy Rodríguez.
« Nous avons reçu des informations sur les libérations de la prison El Rodeo I (située dans l'État de Miranda, dans le nord du pays) dans la nuit de ce mardi 27 janvier », a indiqué l'organisation.
Parmi les personnes libérées se trouvent des proches de personnes qui restent dans des camps improvisés devant El Rodeo I depuis l'annonce faite le 8 janvier par le président du Parlement, Jorge Rodríguez, qui a parlé de la libération d'un « nombre important » de détenus.
L'une des personnes libérées est Keberth Barceló, arbitrairement détenu en décembre 2024 selon l'ONG Provea, à un poste de contrôle de l'État de Zulia, à la frontière avec la Colombie.

Le ministre de l'Intérieur et de la Justice du régime, Diosdado Cabello, chargé de l'examen des dossiers, a rapporté lundi que les libérations ordonnées depuis avant décembre s'élèvent à 808.
Le gouvernement avait annoncé 187 sorties entre Noël et le Nouvel An. Ces événements ont eu lieu avant l’opération militaire américaine sur le territoire vénézuélien qui s’est terminée par la capture de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores.
De son côté, l'ONG Foro Penal, dédiée à la défense des prisonniers politiques, a vérifié 266 libérations depuis le 8 janvier.
Le processus de libération a commencé trois jours après que Delcy Rodríguez a prêté serment en tant que président par intérim.
Ce mardi, des étudiants de l'Université centrale du Venezuela (UCV) ont affronté la présidente lors de sa visite à l'institution et ont exigé la libération de tous les prisonniers politiques.
Jusqu'à dimanche, Foro Penal dénombrait près de 800 prisonniers politiques au Venezuela.