Le gouvernement du Venezuela interdit la fabrication, la vente et la consommation de cigarettes électroniques

L’utilisation de vapoteursou cigarettes électroniques, a été interdite au Venezuela selon une résolution publiée au journal officiel le 1er août et publiée jeudi par le ministère du Pouvoir populaire pour la santé (MPPS).

« La fabrication, le stockage, la distribution, la circulation, la commercialisation, l’importation, l’exportation, l’utilisation, la consommation, la publicité, la promotion et le parrainage de systèmes électroniques d’administration de nicotine (SEAN), systèmes électroniques similaires contenant de la nicotine (SSSN), consommables, réservoirs ou cartouches, recharge contenants consommables et autres accessoires, produits de travail chauffants conventionnels et produits similaires », précise la norme publiée au Journal officiel 42 682 du 1er août.

Les institutions de l’État, propriétaires, employés et administrateurs d’établissements, de locaux, d’institutions, d’espaces privés et/ou publics, « ont l’obligation de veiller au respect » de la résolution.

Le règlement établit que les institutions, les lieux publics et privés doivent afficher un avis public informant de l’interdiction, de la vente ou de la mise à disposition du grand public des appareils.

En juin, le président Nicolás Maduro avait demandé d’évaluer l’interdiction de l’usage des cigarettes électroniques car elles sont nocives pour la santé.

« Si on sait qu’il y a un appareil, quelque chose qui fait du mal et qu’on veut être radical dans la défense de la santé des gens, la première résolution est un premier pas, mais il manque encore. Je dirais à nos équipes médicales et scientifiques d’étudier la possibilité d’interdire la vente sur le territoire national de ces engins nocifs qui rendent les poumons malades, les bronches malades », a déclaré le président dans son émission Avec Maduro + le 26 juin, diffusé par la chaîne d’Etat.

Plusieurs pays ont interdit la vente de ces appareils.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti que les données scientifiques révèlent que les produits sont « nocifs pour la santé ».

En 2011, le gouvernement vénézuélien a interdit de fumer ou de garder les produits du tabac allumés dans les espaces intérieurs des lieux publics et de travail, une résolution qui, en général, a été respectée par les citoyens.