La délivrance de ce permis est située dans la municipalité de San Juan del Río Coco, dans le département de Madriz, région frontalière avec le Honduras. L'information a été publiée au Journal officiel La Gaceta, confirmant l'expansion de la zone destinée à l'exploitation de minéraux métalliques et non métalliques.
Entre 2021 et 2026, le gouvernement dirigé par Daniel Ortega et Rosario Murillo a accordé des concessions sur 72 lots différents à 16 entreprises d'origine chinoise.
Les données, recueillies dans un rapport de l'ONG Fundación del Río, indiquent que la superficie transférée dépasse le million d'hectares.
L'ONG environnementale dirigée par Amaru Ruiz a averti que les zones accordées comprennent des territoires protégés et des zones habitées par des communautés indigènes et d'ascendance africaine.
Ces terres sont donc soumises à l'exploration et à l'exploitation de ressources minérales, ce qui a suscité des inquiétudes parmi les secteurs sociaux et environnementaux.
L'exécutif nicaraguayen a introduit des modifications juridiques pour faciliter l'arrivée et l'exploitation des capitaux miniers chinois. Selon la Fundación del Río, les changements dans le cadre réglementaire accordent des avantages spécifiques à ces entreprises, évitant ainsi les restrictions et sanctions internationales, comme celles imposées par le Département du Trésor des États-Unis à la Société minière nicaraguayenne (Eniminas).

La Fundación del Río a documenté que la majorité des entreprises chinoises présentes au Nicaragua n'ont pas d'antécédents publics. Aucun site Web ni aucune preuve n'ont été trouvés indiquant qu'ils font partie de groupes cotés sur les bourses internationales. Ils n’ont pas non plus présenté de références techniques, d’études de faisabilité ou d’informations sur le volume des investissements dans le pays.
Selon l'organisation, les intérêts de ces entreprises ne se limitent pas aux métaux précieux comme l'or et l'argent. L'attention est également portée sur les minéraux considérés comme stratégiques ou critiques, comme le cuivre, le cobalt, le molybdène, l'uranium, le tungstène, le plomb, le zinc, le chrome et le nickel.
L'octroi de nouvelles licences a été rejeté par les organisations environnementales et les secteurs d'opposition. Ces entités exigent l'annulation des permis, mettant en garde contre l'impact sur les zones protégées et les territoires des communautés autochtones.

En réponse à la question sur la raison de la polémique, il convient de noter que la principale préoccupation réside dans l'ampleur des surfaces livrées aux entreprises étrangères, le manque de transparence dans le processus et le risque pour les espaces naturels et indigènes.
Les plaintes soulignent également le manque de garanties sur l'expérience et la solvabilité des entreprises bénéficiaires, ainsi que l'absence d'informations publiques sur les investissements et les éventuels effets socio-environnementaux de ces activités.
Le fait que le Nicaragua ait cédé 8,5 % de son territoire aux sociétés minières chinoises, y compris dans les zones protégées et aux peuples autochtones, marque un tournant dans le débat sur les ressources naturelles du pays. La Fondation Río soutient que ces accords ont été consolidés dans un cadre réglementaire modifié pour contourner les sanctions étrangères et favoriser l'expansion de l'exploitation minière chinoise dans la région.
L'évolution de ces permis et leurs conséquences sociales et environnementales continuent de soulever des questions à l'intérieur et à l'extérieur du Nicaragua.