La justice nicaraguayenne, proche du président Daniel Ortega, a présenté ce mardi pour la première fois un groupe de prisonniers politiques détenus en 2021 avant les élections présidentielles, au cours desquelles Ortega a été réélu.
Les élections ont été qualifiées de frauduleuses par la communauté internationale après qu’Ortega ait emprisonné tous les opposants qui avaient l’intention de participer au processus et d’autres dirigeants de l’opposition.
Parmi les opposants présentés ce mardi figurent les candidats à la présidence Miguel Mora, Juan Sebastián Chamorro et Medardo Mairena.
Également les chefs de l’opposition Lesther Alemán et Max Jeréz, qui ont participé au premier dialogue national en 2018, lorsque les manifestations contre le président Daniel Ortega ont commencé.
Selon un portail officiel nicaraguayen, les opposants ont été convoqués pour des « causes individuelles » et il est prévu que le statut de ceux-ci soit annoncé dans la journée.
La présentation des opposants, condamnés dans le cadre d’une procédure judiciaire qualifiée de « nulle » par la communauté internationale, intervient un jour après que des proches des prisonniers ont dénoncé leur état de santé lors d’une conférence de presse après un an de « confinement » dans la cellule de sécurité maximale. prison de Managua connue sous le nom d’El Chipote.
La situation politique au Nicaragua est l’une des plus graves de la région, selon les analystes. Evan Illis, expert en relations internationales, a indiqué que depuis 2018 et surtout depuis les élections de novembre 2021 « le régime de Daniel Ortega et Rosario Murillo accroît la répression, essayant de fermer les espaces civiques restants » au Nicaragua.
Washington a demandé à plusieurs reprises la libération de prisonniers politiques et a imposé des sanctions contre l’administration Ortega.
Des responsables américains ont déclaré lundi VOA que les États-Unis envisagent d’arrêter les importations en provenance du Nicaragua pour faire pression sur Ortega.
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