Le gouvernement du Panama a approuvé un nouveau décret exécutif qui modifie plusieurs articles du décret exécutif n° 6 de mars 2025, dans le but d'ajuster les exigences d'immigration du permis de protection de sécurité humanitaire et de prolonger le délai de présentation des demandes.
Le règlement, signé par le président José Raúl Mulino et le ministre de la Sécurité publique Frank Ábrego, introduit des modifications aux articles 2, 5, 9 et 12 du décret original, en plus de prolonger d'un an supplémentaire le délai pour les étrangers en situation irrégulière pour demander l'avantage.
Le décret exécutif n° 5 de 2026 fait suite à une évaluation technique du gouvernement, qui a conclu qu'il était nécessaire d'ajuster certaines exigences administratives et de prolonger la période de candidature pour améliorer l'efficacité du système d'immigration.
Le décret initial de mars 2025 a créé ce permis spécial pour les étrangers restés dans le pays sans statut d'immigration régulier mais qui résidaient au moins un an sur le territoire panaméen au moment de son entrée en vigueur.
La nouvelle norme maintient ce principe central, mais introduit des modifications dans les procédures et conditions d'application.
L’un des changements les plus pertinents se trouve dans l’article 2, qui redéfinit les conditions requises pour demander une autorisation humanitaire. Parmi les documents requis figurent une procuration et une demande par l'intermédiaire d'un représentant légal, deux photographies au format passeport, une copie complète du passeport dûment notarié et un justificatif de domicile au Panama.
En outre, le demandeur doit présenter un extrait de casier judiciaire de son pays d'origine, un affidavit d'antécédents personnels, un certificat de santé délivré par un professionnel qualifié et une copie du registre des travailleurs migrants devant le ministère du Travail, sauf dans le cas d'étudiants, de retraités ou de personnes à charge.
Le décret prévoit également que le Service national de l'immigration peut soumettre les demandeurs à un entretien ou à une évaluation supplémentaire, en coordination avec le ministère du Travail et du Développement du travail, pour déterminer si le permis est approuvé, annulé ou refusé.

Ce point modifie l'article 5 du décret initial en intégrant un mécanisme d'évaluation discrétionnaire qui n'était pas détaillé de la même manière dans la réglementation précédente. La mesure vise à renforcer les contrôles administratifs et de vérification dans le processus d'immigration.
Un autre changement important apparaît dans l'article 9, qui réglemente les conditions de demande de prolongation de six ans du permis. À ce stade, les candidats doivent à nouveau présenter plusieurs documents mis à jour, notamment des casiers judiciaires et policiers délivrés par la police nationale, une preuve de sécurité sociale ou de déclaration de revenus, ainsi qu'une preuve d'emploi ou d'origine fiscale dans le pays.
L'exigence d'un certificat de santé, d'une déclaration sous serment d'antécédents et de documents prouvant la résidence au Panama est également maintenue.
Concernant les frais administratifs, le décret établit des paiements spécifiques associés au processus d'immigration. Les candidats doivent payer 250,00 $ pour le service d'immigration, en plus de 100,00 $ pour la carte multiple et le visa, et 100,00 $ supplémentaires pour le permis de travail délivré par le ministère du Travail et du Développement de la main-d'œuvre.
Dans le cas des mineurs, les paiements sont limités à la carte et au visa multiple, tandis que les procédures liées au permis de travail s'appliquent uniquement aux adultes qui exercent des activités économiques dans le pays. Yo
L'article 12, également modifié par la nouvelle règle, introduit des changements dans les conditions pour demander la résidence permanente une fois le permis humanitaire obtenu. Parmi les conditions établies figurent la preuve des racines familiales, la présentation de documents pour des raisons professionnelles ou la preuve du statut fiscal auprès de la Direction générale des recettes.
Dans certains cas, les candidats doivent présenter des déclarations de revenus récentes ou des documents justifiant leur activité économique au Panama, ce qui vise à renforcer le lien du demandeur avec le pays.
Outre les changements administratifs, le décret introduit une décision clé : prolonger d'un an le délai de dépôt des demandes de permis de protection de sécurité humanitaire. Cette prolongation permettra à davantage d'étrangers en situation d'immigration irrégulière de régulariser leur statut au sein du système d'immigration panaméen.
Selon le décret, l'extension vise à optimiser les mécanismes de contrôle de l'immigration, à faciliter la régularisation ordonnée des étrangers et à garantir un contrôle plus efficace de ceux qui restent sur le territoire national.

Le nouveau décret entrera en vigueur dès sa promulgation, comme le prévoit l'article 7 du document, publié au Journal officiel n° 30482 du 13 mars 2026.
Avec ces modifications, le Gouvernement cherche à ajuster l'application du programme d'immigration créé en 2025, en maintenant son objectif initial de régulariser les étrangers en situation irrégulière, mais en renforçant en même temps les contrôles institutionnels et les exigences administratives au sein du processus.