Le ministère public du Honduras a annoncé le 26 mars les résultats de l'opération Trueno II, exécutée par le Parquet spécial contre le crime organisé (FESCCO) et la Direction de lutte contre le trafic de drogue (DLCN), avec le soutien des forces armées.
Cette deuxième phase comprenait 18 raids et trois inspections dans les départements de Francisco Morazán, Cortés, Comayagua et Atlántida, dans une stratégie visant à affaiblir la structure criminelle du MS-13, considérée comme l'une des organisations disposant du plus grand contrôle territorial et de la plus grande capacité opérationnelle du pays.
Au cours des interventions, les autorités ont réussi à saisir 17.903 doses de crack, 303 paquets de prétendue marijuana et 99.990 doses, ainsi que 441 paquets de prétendue cocaïne. Le nombre total d'emballages de cocaïne saisis s'élève à 231 525, en plus de deux onces supplémentaires trouvées ailleurs. Le ministère public a indiqué que la valeur estimée de ces saisies dépasse 381 900 000 L (14 millions USD).
Au cours de l'opération, 10 armes à feu, 84 projectiles, deux canettes contenant de la marijuana présumée spéciale et trois véhicules ont également été saisis. Le montant estimé de ces avoirs dépasse 76 millions de lempiras, ce qui représente, selon les autorités, un coup dur pour l'économie illicite du MS-13.
À la suite de ces procédures, René Bayardo Juárez Molina et Luis Alonso Ruiz García ont été arrêtés et seront accusés de trafic de drogue. José Fredy Morales Molina a également été arrêté, accusé de possession d'armes et de munitions à usage commercial.

Les investigations, selon le Ministère Public, montrent que la structure démantelée n'était pas seulement dédiée à la distribution de drogues, mais qu'elle avait consolidé un système de blanchiment d'argent.
La présence de plantations de marijuana a également été identifiée dans le département de Colón, ce qui témoigne de l'expansion territoriale et de la diversification des opérations du MS-13.
L'opération Thunder II s'inscrit dans le cadre d'une offensive nationale de lutte contre le micro-trafic et le crime organisé. Les autorités honduriennes ont déterminé que MS-13 avait réussi à infiltrer les institutions de l'État dans le but de faciliter leurs activités criminelles et de garantir l'impunité de leurs membres. Le ministère public a réitéré son engagement à combattre sans relâche les organisations qui cherchent à contrôler le pays.
La deuxième phase de l’opération Thunder a nécessité le déploiement de plus de 400 agents policiers et militaires, qui ont agi simultanément sur plusieurs sites. Parmi les biens assurés figurent des véhicules haut de gamme et des motos utilisés pour le transport de stupéfiants. Par ailleurs, du matériel de communication et des documents liés aux opérations financières ont été confisqués.
Les autorités ont précisé que MS-13, à travers ces activités, a développé un réseau de blanchiment d'argent impliquant des sociétés écrans et des opérations bancaires internationales. Ce réseau a permis à l’organisation criminelle de transférer des fonds illicites vers les pays d’Amérique centrale et les États-Unis, rendant difficile leur traçabilité par les entités de contrôle.

En revanche, l'opération a permis d'identifier des collaborateurs extérieurs qui apportaient un soutien logistique et financier à la structure criminelle.
Parmi les découvertes les plus pertinentes figurent des documents prouvant l'acquisition de propriétés et de véhicules au moyen de fausses identités, ainsi que des enregistrements de transactions bancaires inhabituelles.
L'opération Trueno II est considérée comme l'une des actions les plus énergiques contre le crime organisé au Honduras ces dernières années. Le ministère public a indiqué qu'il poursuivrait de nouvelles phases et des actions coordonnées pour s'attaquer aux sources de financement et à la logistique du MS-13, dans le but de réduire l'impact de ses activités sur la société hondurienne.
Les autorités ont exhorté les citoyens à collaborer aux enquêtes et à signaler toute activité suspecte liée au trafic de drogue ou au blanchiment d'argent, réitérant l'engagement de maintenir la lutte frontale contre les structures criminelles qui menacent la sécurité et le bien-être du pays.