Au milieu de la crise institutionnelle que traverse le système de protection de l'enfance au Panama, marquée par des plaintes pour abus et négligence dans les refuges gérés par l'État, le président José Raúl Mulino a sanctionné une loi qui réglemente le placement familial comme mesure de protection temporaire pour les enfants et adolescents en situation de vulnérabilité.
L'approbation de ce règlement intervient quelques jours après qu'Ana Fábrega a présenté sa démission de son poste de directrice du Secrétariat national à l'enfance, à l'adolescence et à la famille (Senniaf), au milieu d'interrogations publiques sur la situation des centres de protection de l'enfance.
La nouvelle législation établit un cadre juridique pour le placement familial en tant qu'alternative temporaire et exceptionnelle visant à protéger les mineurs qui ont été privés de protection parentale ou dont les droits ont été violés.
Le texte approuvé définit le placement familial comme une mesure de protection qui vise à garantir le bien-être intégral des enfants et des adolescents dans un environnement familial sûr, tout en déterminant une solution définitive à leur situation, en donnant toujours la priorité à l'intérêt supérieur du mineur et à son droit de grandir dans un environnement familial stable. placement familial temporaire
Selon le contenu de la loi, l'objectif principal est de rétablir rapidement le droit des mineurs à vivre dans un environnement familial adéquat, en évitant qu'ils restent dans des institutions pendant de longues périodes.
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La loi propose également de réduire le placement prolongé des enfants dans des centres d'accueil et de promouvoir des alternatives familiales encadrées par l'État, afin de garantir des conditions plus favorables au développement affectif et social. placement familial temporaire
Le texte législatif établit que le placement familial peut être appliqué lorsqu'un enfant ou un adolescent manque de protection parentale en raison d'un abandon, d'une négligence, de violence ou d'autres situations qui obligent à se séparer de son environnement familial, que ce soit par décision judiciaire ou administrative.
Dans le cadre de ce dispositif, une famille d'accueil prend temporairement en charge le mineur pendant que les autorités évaluent la possibilité de le réintégrer dans sa famille d'origine ou définissent une autre solution permanente, toujours sous le contrôle du système de protection de l'enfance. placement familial temporaire
La loi introduit également différents types de placement familial, y compris des modalités de courte ou moyenne durée pouvant durer plusieurs semaines ou jusqu'à douze mois, ainsi que le placement familial d'urgence pour répondre à des situations d'urgence nécessitant de séparer immédiatement le mineur de son environnement familial.
Ce modèle vise à offrir une réponse rapide et flexible aux situations à risque, en donnant la priorité au bien-être physique et émotionnel de l'enfant ou de l'adolescent concerné. abri temporaire.
Un autre aspect central de la réglementation est la création d'un programme national de placement familial qui sera coordonné par le Secrétariat national à l'enfance, à l'adolescence et à la famille, l'entité chargée de définir les critères de sélection, d'évaluation et de suivi des familles d'accueil, ainsi que de garantir la surveillance permanente de chaque cas pour garantir le respect des droits des mineurs.
Le dispositif comprend également des mécanismes de soutien psychosocial, de formation et d'accompagnement pour les familles qui participent au programme. abri temporaire.

Lors de l'adoption de la loi, la ministre du Développement social, Beatriz Carles de Arango, a souligné que la réglementation représente une étape importante pour moderniser la politique publique de protection de l'enfance au Panama, en établissant un réseau structuré de familles capables de fournir une prise en charge temporaire aux mineurs confrontés à des situations de vulnérabilité.
Selon le responsable, l'objectif est de renforcer les capacités des communautés à offrir des environnements protecteurs qui réduisent l'abandon, la négligence et le placement en institution des enfants dans des refuges.
Le gouvernant a également souligné que lorsque le réseau de soins dans la communauté se renforce, les cas d'abandon ou de négligence des enfants et adolescents diminuent, et des alternatives plus humaines et plus proches sont créées pour leur protection.
Cependant, la responsable est confrontée à des questions politiques en raison de son rôle de présidente du Conseil d'administration de Senniaf, poste qu'elle occupe en raison de son statut de chef du ministère du Développement social, et doit se présenter devant l'Assemblée nationale pour répondre aux plaintes pour abus et irrégularités présumées dans les centres d'accueil du système de protection de l'enfance.
Jusqu'à présent, le placement familial au Panama était appliqué de manière limitée et sans cadre juridique complet, ce qui générait des lacunes dans les procédures, des difficultés de coordination institutionnelle et un manque de lignes directrices claires pour les familles intéressées à participer à ces programmes.
La nouvelle loi cherche à organiser ce système à travers des règles claires, un contrôle de l'État et des mécanismes judiciaires garantissant la protection des droits des mineurs.
Avec cette législation, le Panama adopte un modèle qui donne la priorité à la coexistence familiale plutôt qu'à l'institutionnalisation, aligné sur les principes internationaux de protection de l'enfance qui encouragent les mineurs à grandir dans un environnement familial et non dans des centres de soins de longue durée.
La réglementation établit également que la permanence en institution doit toujours être exceptionnelle et pour la durée la plus courte possible, tandis que la solution la plus appropriée à chaque cas est identifiée. placement familial temporaire
L'approbation de cette loi intervient à un moment où le public est très sensible à la situation du système de protection de l'enfance, et sa mise en œuvre sera étroitement surveillée par les organisations sociales, les autorités judiciaires et les organisations de défense des droits de l'homme, qui ont insisté sur la nécessité de transformer le modèle de prise en charge des mineurs en situation vulnérable dans le pays.