L'enquête criminelle appelée Affaire Jaque a révélé une prétendue structure de corruption enracinée au sein de l'Agence Nationale des Transports (ANT), qui fonctionnait systématiquement depuis au moins juillet 2025 et qui a conduit, aux premières heures du 30 janvier 2026, à l'arrestation du directeur national de l'entité et de huit autres responsables pour leur participation présumée au crime de crime organisé.
L'opération, dirigée par le Bureau du Procureur général de l'État avec l'appui d'unités spécialisées de la Police nationale, a été menée simultanément dans plusieurs provinces du pays et a marqué l'une des interventions les plus étendues réalisées jusqu'à présent dans le secteur public lié aux services de transport en commun.
Selon les informations officielles publiées par le parquet, l'enquête fait état d'un réseau interne dédié à la collecte illégale d'argent en échange d'accélérations de procédures administratives, notamment l'obtention de permis de conduire et d'autres services relevant de la compétence de l'ANT. Les autorités ont indiqué que la structure enquêtée ne se limiterait pas à des fonctionnaires de niveau opérationnel, mais atteindrait des commandements supérieurs au sein de l'institution, ce qui a conduit à l'arrestation du directeur national de l'entité lors des perquisitions.

L'opération comprenait 23 perquisitions menées dans des bureaux institutionnels et des maisons privées situées à Pichincha, Tungurahua et Santo Domingo de los Tsáchilas, dans le but de collecter des preuves matérielles et documentaires. Au cours de cette procédure, des téléphones portables, des documents administratifs, des dispositifs de stockage numérique, des permis de conduire, des bijoux et d'importantes sommes d'argent liquide ont été saisis, éléments qui, selon le parquet, seront analysés dans le cadre du processus d'enquête en cours.
Le ministère de l'Intérieur, John Reimberg, a confirmé que neuf responsables de l'ANT avaient été arrêtés dans le cadre de l'affaire Jaque et a soutenu que la prétendue structure aurait fonctionné de manière transversale au sein de l'institution. Le ministre Reimberg a publiquement souligné que, selon les premiers résultats de l'enquête, le stratagème enquêté aurait impliqué des fonctionnaires « depuis la direction jusqu'aux échelons inférieurs », ce qui montrerait un schéma de corruption répandu dans plusieurs agences de transports en commun à travers le pays.
À titre de mesure administrative immédiate, le gouvernement a ordonné la fermeture temporaire des bureaux de l'ANT pour une période de 30 jours, le temps de procéder à une purge interne. Selon le ministère de l'Intérieur, cette décision vise à faciliter la révision des procédures, l'identification d'éventuelles responsabilités supplémentaires et la restructuration des domaines considérés comme critiques au sein de l'entité. Les autorités ont également annoncé que les enquêtes se poursuivraient et que l'implication de nouvelles parties n'était pas exclue, notamment des acteurs externes tels que des auto-écoles ou d'autres intermédiaires liés aux procédures d'enquête.

Le Bureau du Procureur a indiqué que l'affaire Jaque est dans une première phase de judiciarisation et que les preuves recueillies lors des perquisitions permettront de déterminer l'ampleur réelle du réseau enquêté, ainsi que l'existence éventuelle de liens avec des structures du crime organisé. Dans ce contexte, il a été mentionné que l'enquête s'inscrit dans une ligne plus large de lutte contre l'infiltration d'organisations criminelles dans les institutions publiques stratégiques, en particulier celles qui gèrent des services sensibles ou génèrent des flux économiques élevés.
À la clôture de cette édition, les autorités n'ont pas détaillé le montant exact du préjudice économique causé ni le nombre de procédures prétendument irrégulières gérées par le réseau enquêté. Il n'existe pas non plus d'informations concernant d'éventuelles responsabilités politiques ou administratives supplémentaires découlant du fonctionnement de l'ANT au cours de la période faisant l'objet de l'enquête.
Le Parquet a également souligné que l'enquête envisage des liens présumés de ce réseau avec le groupe criminel Los Choneros, une hypothèse qui fait partie de la ligne d'enquête sur le crime organisé et qui, selon l'institution, doit être étayée par les éléments recueillis lors des perquisitions et des enquêtes en cours.