A la veille de l’organisation par le Venezuela d’un référendum sur Essequibo, une zone en conflit avec la Guyane, le gouvernement de Nicolas Maduro a rejeté samedi une déclaration de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) qui lui demandait de respecter la récente déclaration d’un tribunal international de non-responsabilité. la situation sur ce territoire.
La Cour internationale de Justice (CIJ), la plus haute juridiction des Nations Unies, a ordonné vendredi au Venezuela de s’abstenir d’adopter des mesures qui altèrent le contrôle du Guyana sur l’Essequibo, sans toutefois faire référence au référendum demandé dimanche par l’Assemblée vénézuélienne. .
La Guyane avait demandé à la Cour d’ordonner au Venezuela d’arrêter une partie du référendum dont l’intention, selon elle, est « expansionniste ».
Dans un communiqué, le gouvernement du Venezuela a accusé le secrétariat de la CARICOM d’avoir omis que la CIJ, comme il le supposait, « avait rejeté à l’unanimité la prétention imprudente de la Guyane de tenter de limiter les droits politiques des Vénézuéliens et d’empêcher la tenue de la consultation populaire ».
Il a également déclaré que cette dépendance à l’égard de la communauté caribéenne évite de faire référence à ce qu’il a assuré être un appel de la Cour à la Guyane « pour qu’elle mette fin aux actions délibérées visant à aggraver la situation controversée ». Parmi ceux-ci, il a évoqué une prétendue « implication du Commandement Sud des États-Unis et l’octroi de concessions dans une zone maritime non délimitée ».
Auparavant, le secrétariat de la Communauté des Caraïbes, dans un communiqué publié vendredi, avait demandé au Venezuela de respecter la décision de la Cour. « Le Venezuela ne peut pas, par le biais d’un référendum ou autrement, violer le droit international et ignorer l’ordonnance de la plus haute Cour du monde. »
Il a ajouté que la controverse sur l’Essequibo, entre le Venezuela et la Guyane, est devant la CIJ sur ordre du secrétariat de l’Organisation des Nations Unies à la recherche d’une « solution définitive », et a exigé qu’elle « fasse valoir ses prétentions dans le cadre du droit et du droit ». processus. »
Bien qu’il ait accepté l’arrêt de la CIJ comme une victoire et un rejet de la revendication du Guyana, le Venezuela ne reconnaît pas la compétence de la Cour sur la revendication d’Essequibo, un territoire de 159 500 kilomètres carrés, riche en pétrole et en minéraux, dont il revendique l’appartenance parce qu’il prétend être sous sa juridiction depuis l’époque de la colonie espagnole.
D’autre part, le Venezuela cherche à résoudre le conflit sous la protection de l’Accord de Genève de 1966, signé par Londres peu avant l’indépendance du Guyana, reconnaissant les revendications du Venezuela et proposant une solution diplomatique et satisfaisante aux parties.
Malgré les tensions, le gouvernement vénézuélien organisera dimanche un référendum de six questions, portant sur la création d’un État sur ce territoire et l’octroi de la citoyenneté vénézuélienne à ceux qui y vivent.