A deux jours de la fin du mandat la Maison Blanche a rapporté que le nombre de Vénézuéliens arrivant à la frontière sud des États-Unis a considérablement diminué, et l’a attribué aux conversations que Washington a eues avec ses homologues régionaux.
« Avec l’Initiative pour le Venezuela, cela s’est traduit par une réduction de 90% du nombre de migrants vénézuéliens à la frontière. Les rencontres quotidiennes sont passées de 1 100 à seulement 200 par jour », a déclaré lundi l’attachée de presse de l’administration Biden, Karine Jean- Pierre, en réponse aux journalistes.
La porte-parole a évoqué les réunions que l’administration du président Joe Biden a eues depuis le Sommet des Amériques tenu en juin dernier et où de la coopération régionale.
On s’attend à ce que ce mercredi, une mesure mise en place en 2020, au début de la pandémie de coronavirus, sous l’administration du républicain Donald Trump, cesse d’être en vigueur.
Mi-octobre, Washington a accordé 24 000 visas à des candidats vénézuéliens, à condition qu’ils aient un parrain aux États-Unis.
L’opposition républicaine reproche à Biden de gérer le flux migratoire irrégulier, avec l’arrivée de milliers d’immigrants, principalement par la frontière sud. Les républicains accusent l’administration actuelle de maintenir une politique « d’ouverture des frontières ».
La Maison Blanche, quant à elle, qualifie le système d’immigration de « déficient », l’outil juridique acquis de l’administration précédente, et a demandé avec insistance l’aide du parti républicain pour établir un budget qui serve à apaiser la situation. « Nous avons demandé 3,5 milliards de dollars, nous continuons à demander au Congrès de l’aide pour faire face à la situation à la frontière », a déclaré Jean-Pierre.
Les données de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) indiquent qu’à ce jour, quelque 7,1 millions de Vénézuéliens ont demandé refuge ou asile dans différents pays depuis que la crise humanitaire a éclaté dans ce pays en 2017.
Enfin, la porte-parole de la Maison Blanche a averti que « la frontière n’est pas ouverte » et que même lorsque le titre 42 est abrogé, l’administration maintient en vigueur le titre 8 par lequel les États-Unis sont autorisés à expulser toute personne qui ne justifie pas dûment les raisons de sa demande d’asile. .