L'Équateur a déclaré l'état d'urgence nationale en raison de la saison des pluies après plus de 1 600 événements météorologiques.

Le Secrétariat national à la gestion des risques a déclaré l'état d'urgence nationale en raison de la saison des pluies en Équateur pour une durée de 60 jours, après avoir enregistré une augmentation accélérée des événements liés aux pluies qui ont touché pratiquement tout le territoire. La décision est contenue dans la résolution signée le 12 mars 2026 par la secrétaire nationale à la gestion des risques, Carolina Lozano Haro.

La mesure modifie une précédente déclaration qui avait été publiée fin février 2026 et qui avait instauré l'état d'urgence régional. Avec la nouvelle résolution, le Secrétariat a décidé d'élargir la portée de cette déclaration et de l'élever au niveau national en raison de l'ampleur des impacts enregistrés par la saison hivernale.

Selon le document officiel, la décision s'appuie sur le Rapport technique justificatif SNGR-SPREA-2026-002 et le Rapport national de situation (SITREP) numéro 49, préparés par les organes techniques du Secrétariat et les groupes de travail du Comité des opérations d'urgence (COE). Ces rapports concluent que l'intensité et la répartition des événements hydrométéorologiques ont dépassé la capacité de réponse ordinaire des gouvernements locaux.

Le torrent a envahi la ville

Selon les informations consolidées par le Secrétariat National de Gestion des Risques, entre le 1er janvier et le 12 mars 2026, 1.662 événements indésirables liés aux pluies ont été enregistrés dans le pays. Ces épisodes ont touché 24 provinces, 190 cantons et 590 paroisses, reflétant une étendue territoriale pratiquement nationale des impacts.

Les phénomènes les plus récurrents ont été les inondations et les glissements de terrain. Les inondations représentent 37,85% des événements enregistrés, tandis que les glissements de terrain correspondent à 36,82%. Les fortes pluies sont également signalées comme un autre événement prédominant, avec 9,81% du total.

Le rapport technique cité dans la résolution prévient qu'on a assisté ces derniers jours à une intensification accélérée du scénario de risque. En seulement douze jours, une augmentation de 56% de la fréquence des événements liés à la saison des pluies a été enregistrée, tandis que l'impact sur la population a augmenté de 154%.

Le débordement de la rivière, plus

Les effets se sont étendus à toutes les provinces du pays et à 85,58% des cantons. Selon le Secrétariat, cette situation a généré des impacts importants sur le logement, les infrastructures publiques, les services de base, les systèmes productifs et les moyens de subsistance de la population.

Parmi les provinces les plus touchées figurent Guayas, El Oro, Los Ríos, Esmeraldas, Manabí, Santa Elena, Loja et Chimborazo, territoires où se sont concentrés les effets les plus graves de la saison hivernale.

La résolution souligne également que l'ampleur et la récurrence de ces événements ont provoqué l'activation de nombreux mécanismes de réponse institutionnels. À ce jour, 17 comités provinciaux des opérations d’urgence et 82 COE cantonaux ont été activés, en plus d’au moins 17 déclarations d’urgence locales émises.

Face à ce scénario, le COE national a décidé de demander au Secrétariat national à la gestion des risques de modifier la déclaration régionale pour la transformer en urgence nationale, dans le but de renforcer la coordination interinstitutionnelle et de mobiliser plus largement les ressources.

Vue aérienne de l'un des

La déclaration d'urgence permet l'activation de toutes les entités publiques qui composent le système national décentralisé de gestion globale des risques de catastrophe. Il permet également des mécanismes extraordinaires de passation de marchés publics, de réaffectation budgétaire et d'utilisation temporaire des actifs de l'État destinés aux interventions d'urgence.

De même, la réglementation permet la mise en œuvre de mesures spécifiques pour faire face aux effets de la catastrophe, telles que des restrictions temporaires de certaines activités, des évacuations dans les zones à risque, la mise à disposition d'hébergements temporaires et des actions de réhabilitation précoce dans les zones touchées. Ces mesures doivent être appliquées selon les critères de nécessité, de proportionnalité et de traitement digne, tels qu'établis par la législation en vigueur.

La résolution établit que l'urgence nationale sera valable pendant 60 jours à compter de la signature du document, période pendant laquelle les institutions de l'État doivent coordonner les actions pour servir la population affectée, récupérer les infrastructures endommagées et atténuer les risques liés à la saison des pluies.

(Pompiers miracles)

Le Secrétariat national à la gestion des risques a également ordonné aux gouvernements autonomes provinciaux et cantonaux décentralisés de renforcer les actions de réponse sur leurs territoires, en donnant la priorité aux soins aux personnes touchées, à l'évacuation dans les zones à risque et à la fourniture de l'aide humanitaire.

Le document indique que la déclaration d'urgence constitue un instrument permettant de gérer les crises, mais prévient que son efficacité dépendra de la planification opérationnelle, de la coordination interinstitutionnelle et de la transparence dans l'utilisation des ressources destinées à la réponse d'urgence.