L'Équateur a annoncé cette semaine une nouvelle stratégie nationale visant à éliminer la transmission infantile maternelle du VIH et de la syphilis dans le pays jusqu'en 2030. L'initiative, présentée par le ministère de la Santé publique (MSP), fait partie du cadre des engagements mondiaux assumés par l'Organisation mondiale de la santé (qui) pour éradiquer ces formes de contagion. Le plan comprend un travail coordonné entre les institutions de l'État, les organisations internationales et les forces de sécurité dans le but d'atteindre les générations sans VIH et la syphilis congénitale.
L'annonce se produit dans un contexte de progrès vérifiable. Les données officielles montrent que les cas de transmission de la mère à l'enfant ont été réduits de 15 en 2021 à 5 en 2024. Bien que le chiffre représente une diminution significative, le gouvernement considère qu'il est nécessaire de redoubler les efforts pour atteindre l'objectif de zéro transmissions dans les cinq ans. Les autorités sanitaires ont souligné que le succès de ce type de politiques dépend du maintien de la détection précoce et de l'accès universel aux traitements, deux facteurs qui se sont avérés décisifs pour réduire la chaîne de transmission.
Le vice-ministre de la Gouvernance de la Santé, Bernardo Darquea, a expliqué que 90% des cas positifs en 2024 étaient liés à des unités de soins complètes, ce qui garantit un traitement en temps opportun. Il a ajouté que le MSP travaille sur l'expansion des tamis libres et universels à toutes les femmes enceintes, une mesure qui est considérée comme essentielle pour prévenir de nouveaux cas. Ces tamis permettent d'identifier la présence du virus pendant la grossesse et d'activer immédiatement les protocoles médicaux qui incluent l'offre d'antirétroviraux, capable de réduire le risque de transmission à moins de 2%, selon l'OMS.
Le plan envisage également le renforcement du système de santé grâce à l'intégration de la police nationale et des forces armées, qui ont leurs propres services médicaux. La coopération interinstitutionnelle cherche à étendre la couverture et à garantir que les preuves et les traitements atteignent toutes les régions du pays. Le représentant de la Pan American Health Organization (PAHO) en Équateur, Sonia Quezada, a souligné que l'atteinte de l'objectif nécessite un réseau de laboratoires renforcé, des processus de qualité et un système d'information intégré qui permet une surveillance constante des cas. Comme il l'a dit, l'Équateur s'engage à éliminer la transmission verticale du VIH et de la syphilis et travaille de manière coordonnée avec Paho et qui l'atteindre.
La stratégie est basée sur un investissement de 16 millions USD, visant à garantir la disponibilité de médicaments antirétroviraux, de tests de diagnostic et d'autres fournitures médicales. Le MSP garantit qu'il existe actuellement un stock suffisant pour répondre aux besoins des personnes vivant avec le VIH et que le financement permettra au programme d'atteindre les objectifs fixes. L'objectif est qu'aucune femme enceinte n'est en dehors des commandes et que tous les nouveau-nés aient accès à des tests et des traitements précoces si nécessaire.
L'Équateur cherche à rejoindre un petit groupe de pays qui ont déjà obtenu la certification PAHO pour éliminer la transmission verticale du VIH et de la syphilis. Cuba a été la première en 2015, suivie de la Barbade, d'Antigua et de Barbuda. La reconnaissance internationale implique non seulement une réalisation sanitaire, mais renforce également l'image du pays contre la communauté mondiale. Dans la région, d'autres nations travaillent avec le même objectif et la même coopération entre les systèmes de santé ont été considérées comme clés pour accélérer les progrès.
Cependant, le défi va au-delà des infrastructures médicales. Les organisations de la société civile ont averti que la discrimination contre les personnes vivant avec le VIH continue d'être un obstacle important. La stigmatisation sociale, selon UNUSIDA, décourage de nombreuses personnes à effectuer des tests ou à initier des traitements, ce qui entrave les efforts pour réduire la transmission. Les experts soulignent que l'élimination de la transmission de l'infraction maternelle doit s'accompagner de campagnes d'éducation sexuelle intégrales et d'un travail soutenu pour lutter contre les préjugés et les pratiques discriminatoires.