Le Fonds monétaire international (FMI) a confirmé que son équipe technique était parvenue à un accord avec les autorités équatoriennes sur la troisième revue du programme de 48 mois au titre du Mécanisme élargi de financement (FAS). Cette évaluation positive permettra au pays d'accéder à environ 600 millions de dollars (équivalent à 438,4 millions de DTS), une fois que le Conseil d'administration de l'organisation aura formellement approuvé le rapport présenté par son personnel technique.
L'annonce a été faite le 9 octobre 2025 à Washington DC, à l'issue de la mission technique qui s'est déroulée entre le 17 et le 8 octobre. La délégation était conduite par Patrizia Tumbarello, chef de mission du FMI pour l'Équateur, qui a souligné que la performance du pays dans le cadre du programme de financement reste « solide » et que les autorités « satisfont à tous les critères de réalisation quantitatifs jusqu'en août 2025, certains avec des marges significatives ».
Selon le communiqué officiel, les entretiens avec le gouvernement ont porté sur la révision des engagements fiscaux et structurels établis dans le programme, ainsi que sur l'évaluation des résultats économiques obtenus au cours du dernier trimestre. Le FMI a souligné que l'Équateur a fait « des progrès considérables dans la mise en œuvre de son programme de réformes structurelles, en particulier dans les domaines de la fiscalité, de la gouvernance et de la promotion de la croissance ».

Le programme avec le FMI a été élargi en juillet 2025, lorsque le Conseil d'administration a approuvé une augmentation de 1 milliard de dollars (750,4 millions de DTS), portant l'accès total au financement d'environ 4 milliards de dollars à 5 milliards de dollars. Selon Tumbarello, ce soutien financier supplémentaire permettra de catalyser les ressources d'autres partenaires multilatéraux et de renforcer la stabilité économique du pays. Les fonds seront décaissés par étapes jusqu'en 2028, à mesure que l'Équateur atteint les objectifs de politique économique et sociale convenus avec l'organisation.
Le FMI a souligné que le produit intérieur brut (PIB) de l'Équateur « se redresse plus rapidement que prévu », stimulé par une demande intérieure plus forte et des exportations non pétrolières record. De même, la balance courante maintient des excédents considérables, ce qui a permis une augmentation des réserves internationales. Néanmoins, le communiqué prévient que « l’économie est confrontée à plusieurs défis, notamment une incertitude marquée dans les politiques mondiales et la volatilité des marchés financiers internationaux ».
Le Fonds a apprécié les « politiques décisives » appliquées par les autorités équatoriennes pour renforcer la viabilité budgétaire et la liquidité du pays, tout en maintenant des mesures visant à protéger les groupes les plus vulnérables. Le document reconnaît également que le gouvernement propose un « programme ambitieux de réformes structurelles » visant à améliorer la gouvernance, à sauvegarder la stabilité financière et à promouvoir une croissance économique inclusive et créatrice d'emplois.

Selon le FMI, ces réformes contribuent à « préserver la dollarisation, à renforcer la viabilité budgétaire et à soutenir une croissance plus forte et plus inclusive ». De même, l'institution a souligné la volonté du Gouvernement de maintenir un dialogue ouvert et transparent sur les mesures mises en œuvre et leurs effets sociaux. « Les politiques et réformes des autorités contribuent à améliorer la stabilité macroéconomique et financière, à protéger les groupes vulnérables et à soutenir une croissance plus forte et plus inclusive », indique le communiqué.
Les services techniques du FMI ont exprimé leur gratitude aux autorités équatoriennes « pour les discussions constructives et franches » au cours de la mission, soulignant l'engagement du pays en faveur de la consolidation budgétaire et du renforcement des institutions économiques. Le communiqué conclut qu'une fois la revue approuvée par le Conseil d'administration, l'Équateur aura un accès immédiat au nouveau décaissement, qui sera transféré à la Banque centrale de l'Équateur pour renforcer ses réserves internationales.