La défense de Jair Bolsonaro a déposé une demande auprès de la Cour suprême pour que l'ancien président du Brésil reçoive une thérapie physique dans la cellule de la surintendance de la police fédérale de Brasilia, où il purge sa peine.
La requête, adressée au juge Alexandre de Moraes, se base sur la recommandation d'un médecin privé, qui a jugé indispensable d'effectuer des séances de physiothérapie respiratoire et motrice pour maintenir la condition physique et le réajustement postural de l'ancien président, ainsi que pour prévenir d'éventuelles complications cliniques dérivées de son état actuel.
L'équipe juridique de Bolsonaro a proposé que les séances de physiothérapie soient effectuées quotidiennement, exclusivement les jours ouvrables et pendant les heures normales d'ouverture de la préfecture de police.
Cette demande rejoint d'autres demandes récentes liées à la santé de l'ancien président, condamné en septembre à 27 ans et trois mois de prison pour coup d'État.
Ces derniers mois, Bolsonaro, 70 ans, a eu le hoquet, des vomissements et des étourdissements, des symptômes qu'il attribue aux conséquences du coup de couteau subi lors de la campagne électorale de 2018.

Ces problèmes de santé ont motivé l'intervention de spécialistes et la présentation de rapports médicaux aux autorités judiciaires.
L'ancien chef de l'Etat est resté à la préfecture de la police fédérale depuis fin novembre, après avoir été arrêté pour avoir tenté de se débarrasser, avec l'aide d'un soudeur, du bracelet électronique qui lui avait été imposé auparavant par la Cour suprême.
Ce mercredi, il a été soumis à un examen médical par des experts de la police fédérale, procédure ordonnée par le juge De Moraes, pour évaluer si une libération provisoire de prison est autorisée afin de subir une intervention chirurgicale pour une hernie inguinale bilatérale récemment diagnostiquée.
Depuis son arrestation, la défense et la famille de l'ancien président ont insisté auprès des autorités sur la nécessité de lui accorder une assignation à résidence humanitaire en raison des problèmes de santé qu'il a présentés à plusieurs reprises.
Le Sénat brésilien a franchi ce mercredi une étape cruciale dans la révision des peines de l'ancien président Jair Bolsonaro et des responsables des attentats du 8 janvier 2023 à Brasilia, avec l'approbation d'une loi qui facilite la réduction des peines de prison et accélère la transition vers des régimes moins restrictifs.
La règle, approuvée par 48 voix pour et 25 contre, a été adoptée en séance plénière après un accord procédural entre le parti au pouvoir et l'opposition visant à accélérer son vote avant la fin de l'année législative.
Le texte avait déjà été approuvé par la Chambre des députés et est désormais entre les mains du président Luiz Inácio Lula da Silva, qui pourra le sanctionner ou y opposer son veto, dans une décision qui aura de fortes répercussions politiques et juridiques. Si elle est adoptée, la loi pourrait encore faire l'objet de poursuites devant la Cour suprême fédérale (STF) du Brésil.
La loi modifie les critères de calcul des peines lorsque plusieurs crimes ont été commis dans le cadre des émeutes de 2023. Désormais, les juges pourront appliquer uniquement la peine la plus lourde, avec des augmentations proportionnelles, au lieu d'ajouter automatiquement les peines pour chaque crime.
Le texte permet également à ceux qui sont incarcérés pour la première fois d'évoluer vers des régimes plus cléments après avoir purgé environ 16 % de leur peine et non les 25 % requis jusqu'à présent.
Dans le cas de Jair Bolsonaro, reconnu coupable en tant que leader de la tentative de coup d'État, il pourrait être libéré de prison fermée dans un peu plus de trois ans, si toutes les réductions prévues sont appliquées.