Les États-Unis ont nié l’installation de bases militaires secrètes à Essequibo, territoire que le Venezuela et la Guyane considèrent comme leur, comme l’a déclaré cette semaine le président Nicolas Maduro.
« Il n'est pas prévu de créer une base militaire secrète », a déclaré jeudi le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby.
Maduro a déclaré mercredi avoir vérifié les informations selon lesquelles ils avaient installé du Commandement Sud et des « noyaux de la CIA » à Essequibo, dans le but de préparer une « escalade » contre le Venezuela.
En décembre de l'année dernière, le Commandement Sud des États-Unis et la Force de défense guyanienne ont mené des opérations sur le territoire guyanais dans le cadre d'opérations de routine qui, selon l'ambassade américaine à Georgetown, visaient à améliorer la coopération entre les deux pays.
Cette semaine, le Venezuela a adopté une loi qui conduit à faire d’Essequibo un État vénézuélien.
L'année dernière, le gouvernement Maduro a procédé dans lequel, selon le Pouvoir Électoral, les Vénézuéliens ont rejeté avec 95% des voix la compétence de la Cour Internationale de Justice (CIJ) dans le différend et ont soutenu l'incorporation du territoire d'Essequibo en tant qu'État.
Le ministère des Affaires étrangères du Guyana a assuré que ce pays « ne tolérera pas l’annexion, la saisie ou l’occupation d’une quelconque partie de son territoire souverain ».
La controverse historique entre Caracas et Georgetown au sujet de l'Essequibo, un territoire de quelque 160 000 kilomètres carrés riche en ressources naturelles, s'est aggravée ces derniers mois, après que le gouvernement guyanais a accordé des concessions pétrolières dans des zones en attente de délimitation.
(Avec informations de l'AFP)