Des proches de prisonniers politiques ont dressé ce dimanche la soi-disant table de ceux qui attendent sur la Plaza Bolívar à Chacao, à l'est de Caracas, pour exiger la libération de leurs proches avant la célébration de Noël. L'action consistait en une longue table recouverte d'une nappe noire, des bougies dorées et des assiettes décorées de scènes portant les noms des détenus, la majorité arrêtés après les élections présidentielles de juillet 2024, au cours desquelles le Conseil national électoral a proclamé la victoire de Nicolas Maduro sans montrer les résultats des votes qui soutenaient cette annonce.
Durant la manifestation, les manifestants brandissaient des banderoles exigeant le respect d'une procédure régulière et dénonçant le refus des autorités d'autoriser les visites aux prisonniers. Parmi les slogans affichés figuraient : « Le Venezuela viole une procédure régulière », « les proches se voient refuser le droit de rendre visite aux prisonniers politiques », « penser différemment n'est pas un crime » et « libérer des adolescents injustement détenus ».
L'ONG Penal Forum a rapporté dans son dernier rapport, publié le 10 décembre, qu'il y a au Venezuela 893 prisonniers politiques : 774 hommes, 119 femmes et quatre adolescents âgés de 14 à 17 ans. Le régime de Nicolas Maduro et le bureau du procureur général, qui répond aux intérêts du chavisme, nient l'existence de détenus pour des raisons politiques et affirment que les personnes privées de liberté ont commis des crimes définis dans la législation.