Le Conseil permanent de l’Organisation des États américains (OEA) a approuvé mercredi une résolution dans laquelle il « rejette les mesures répressives » du gouvernement nicaraguayen contre l’Église catholique et les établissements d’enseignement.
L’organisation régionale a convoqué le Conseil permanent à une séance pour évaluer les mesures prises par le gouvernement du président Daniel Ortega, telles que la fermeture de l’Université centraméricaine (UCA) et de l’Institut centraméricain d’administration des affaires (INCAE).
Dans ce sens, le Conseil permanent a demandé aux institutions éducatives des États membres de l’OEA d’offrir, dans la mesure de leurs possibilités, un soutien aux enseignants qui se sont retrouvés au chômage à cause de ces actions.
D’un autre côté, l’OEA a également exhorté le gouvernement nicaraguayen à respecter les droits de l’homme, notamment la liberté de pensée et d’expression, ainsi que la liberté de religion ou de conviction.
Le gouvernement Ortega maintient en prison plus de dix prêtres accusés de divers crimes, mais les organisations de défense des droits de l’homme soutiennent qu’il s’agit d’actions politiques dues à la position de l’Église catholique, qui a appelé au rétablissement de la démocratie à Managua.
Ortega est également accusé de réprimer les journalistes et d’emprisonner ses détracteurs. UN Une étude récente estime qu’au total 223 journalistes nicaraguayens sont en exil, tandis que les médias encore présents dans le pays s’autocensurent.
Le gouvernement nicaraguayen n’a pas immédiatement réagi aux mesures demandées par l’OEA.
La déclaration de l’organisation intervient un mois seulement après que le Nicaragua a été exclu de l’OEA, après la charte démocratique de novembre 2021.