L'ONG SurGentes a dénoncé l'arrestation de quatre producteurs audiovisuels alors qu'ils travaillaient à la pré-production d'un projet académique près du centre pénitentiaire de Tocorón, dans l'État d'Aragua, au Venezuela.
Noel Cisneros, Katiuska Castillo Vásquez, Ingrid Briceño Venegas et Marcela Hernández Guerra effectuaient des activités liées à leurs travaux finaux pour l'Université centrale du Venezuela (UCV) lorsque le gardien de prison leur a demandé de s'identifier et d'attendre sous surveillance, après qu'ils auraient pris une photo de la façade.
L'attente a duré environ six heures, jusqu'à ce que des agents du Service national bolivarien de renseignements (Sebin) arrivent et procèdent à son arrestation. Depuis le début de l'après-midi, des proches et des organisations de défense des droits de l'homme ont signalé que toute trace des déplacements des étudiants avait disparu.
SurGentes a demandé l'intervention des autorités universitaires et a exhorté le régime à le libérer.

Selon SurGentes, les dernières informations confirmées indiquent que la garde pénitentiaire a conservé les papiers d'identité des jeunes et les a laissés dehors sous prétexte d'être interrogés.
Dès 15h45 (heure locale), il n'y a pas eu de mise à jour sur leur situation, ce qui suscite l'inquiétude du milieu universitaire et des défenseurs des droits humains.
Diverses ONG et dirigeants de l'opposition affirment que des arrestations continuent d'être enregistrées pour des raisons politiques, bien que la dictature et le parquet le nient et assurent que les cas correspondent à des délits de droit commun.

En parallèle, la pression sur la presse ajoute de nouveaux chapitres. Vendredi, le Syndicat national des travailleurs de la presse (SNTP) a alerté sur la disparition du journaliste Joan Camargo à Caracas.
La plainte indique que Camargo a été approché sur la voie publique jeudi matin par plusieurs hommes non identifiés, qui sont descendus d'une voiture rouge et l'ont forcé à monter à bord avec eux. Pour l’instant, les autorités n’ont pas indiqué où il se trouvait. Si l'arrestation est confirmée, le nombre de professionnels de la presse détenus au Venezuela s'élèverait à vingt-trois, selon les données du SNTP.
En outre, le syndicat a exigé une action immédiate pour localiser Camargo et a exigé des garanties sur son intégrité physique à travers le réseau social.
La situation de la liberté de la presse et des droits civils au Venezuela figure de manière préoccupante dans le classement de la Société interaméricaine de presse (IAPA), qui place le pays à la 21e place sur 22 évaluées, en ce qui concerne les performances en matière de liberté d'expression et de presse.