L’opposition vénézuélienne demande des garanties face au gouvernement à Bruxelles

La délégation de la Plate-forme unitaire démocratique au dialogue avec le gouvernement mexicain, suspendu depuis novembre dernier, a ratifié la « nécessité » de reprendre les négociations lors d’une réunion en marge du Sommet de l’Union européenne et de la Communauté des États latino-américains et Caraïbes (CELAC), qui s’est tenue lundi à Bruxelles.

La délégation a réitéré sa demande de garanties et d’élections « libres et compétitives », le respect des élections primaires, ainsi que la libération « urgente » de tous les prisonniers politiques et la fin des persécutions politiques.

En outre, il a insisté sur la nécessité d’un accord sur les garanties politiques et sociales qui « permettent d’alléger les souffrances des Vénézuéliens ».

Aussi, à travers un fil de messages sur Twitter, il a précisé que le coordinateur de la délégation de la Plate-forme unitaire de l’opposition, Gerardo Blyde, a été invité à la réunion par le président de la France, Emmanuel Macron.

A la réunion aussi ; Josep Borrell, haut représentant pour les affaires étrangères de l’UE, et les présidents de l’Argentine, Alberto Fernández ; Brésil, Luiz Inácio Lula Da Silva, du Brésil ; et de Colombie, Gustavo Petro.

Il est prévu que des réunions se répètent dans les mois à venir pour aborder les questions liées à la négociation politique au Venezuela, a assuré mardi Macron aux représentants de la presse.

L’année dernière, le parti au pouvoir et la Plate-forme unitaire ont signé un accord pour avec des ressources gelées à l’étranger, qui seront administrées par l’Organisation des Nations Unies (ONU), pour répondre aux besoins les plus urgents au Venezuela.

Immédiatement, le département américain du Trésor a délivré une licence autorisant la compagnie pétrolière américaine Chevron à produire et extraire du pétrole vénézuélien et à l’exporter vers ce pays.

Les fonds n’ont pas été débloqués et le gouvernement Maduro a conditionné le retour à la table de dialogue au déblocage des fonds, à la levée des sanctions, à la libération de Saab et à la cessation des « politiques d’attaque » par le biais de la Cour pénale internationale (CPI ), dont le bureau du procureur a, ces derniers jours, obtenu l’autorisation de relancer l’enquête du Venezuela pour des crimes présumés contre l’humanité.